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Amazon Fulfil... Ou peut-être lui connaissez-vous un tout autre nom~

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MessageSujet: Amazon Fulfil... Ou peut-être lui connaissez-vous un tout autre nom~ Dim 24 Avr - 6:39

۩ AMAZON FULFIL ۩




© drawn by Takenaka
"Salut, moi c'est Ann- euuh, non, pardon, Paul!"

Fiche d'identité

Né(e) : 7.07, jour de perfection~
Age : 19 ans
Sexe : féminin
Nationalité : Américaine
Groupe voulu : Waiter
Animal/ Talent/Arme : Change-couleur
Situation amoureuse : Petit coeur atteint du syndrome de la girouette: réponse donnée à cette question serait déjà à corriger demain~
Surnoms : Pour ce qui est de la façon dont les autres l'appellent, la question ne mérite pas réponse: si elle se sent appelée, elle répondra, peu importe le surnom qui la désigne. Peut-être cela est-il du à la manie tenace qu'elle a depuis toujours de donner un faux nom à la personne qu'elle rencontre pour la première fois, ce qui peut entraîner des confusions dans sa mémoire, choisissant à chaque occasion un nom différent.
Chanson thème : ~à trouver, un jour, peut-être~

Votre caractère


Si elle devait être l'incarnation de quelque chose, Amazon serait l'envie. La pure, l'irrésistible.
En effet, lorsque la demoiselle est saisie d'une idée, quelque soudaine, farfelue ou irréalisable qu'elle soit, la demoiselle fera tout pour la mener à bien... Tant que cette idée lui restera en tête. Puisque si elle est bien capable d'entamer tous les projets possibles et imaginables, rien ne dit qu'elle serait d'humeur à les poursuivre de bout en bout. D'ailleurs, peu des innombrables choses qu'elle ait déjà entreprises ont trouvé leur fin. Quand Amazon veut, Amazon fait, imperturbable et irréfrénable. Quand Amazon ne veut plus, c'est sans scrupules qu'elle abandonne et laisse tout se casser la figure.

Ne nous étonnons pas du coup de la savoir très volage côté coeur. Quasiment incapable de célibat -elle n'en a jamais eu l'envie, il faut croire-, son impulsivité chronique la montre tour à tour éperdument amoureuse ou absolument désintéressée, du jour au lendemain, d'une heure à l'heure. A quoi aura capturé son coeur, attention, il se pourrait qu'en ce moment même elle soit en train d'envoyer un message d'adieu -provisoire, puisque rien n'est définitif chez elle-, brusquement plus attirée par Untel ou un autre. Même ses amis ou ennemis ne sont que des points relativement fixes dans son existence. Il s'agit plutôt d'un vaste tissu de connaissances envers lesquels son inspiration la fait sentir par moment plus proche, plus hostile. Lorsqu'elle a envie d'empoisonner la vie de quelqu'un et cherche la victime idéale; quand elle est en quête de conseils auprès d'un confident avisé etc.

A ce jour, le seul élément (pour le moment) parfaitement fixe et inchangé de sa vie prend la forme d'un petit écureuil au poil roux répondant au nom de Sapo. Ramassé dans une forêt -sur une autre de ses envies soudaines- lors du périple qui l'a menée jusqu'au Canada, elle l'avait apprivoisé jusqu'à pouvoir le laisser en liberté sans qu'il ne s'enfuie jamais trop longtemps, roulé en boule dans une poche ou au fond de son sac. C'était à ses yeux l'éternel compagnon, elle dont les attaches, surtout familiales, n'étaient pas très stables, pas vraiment un frère, un cousin peut-être. Bien qu'elle soit complètement incapable d'assumer une responsabilité jusqu'à son terme, étrangement elle faisait une maîtresse parfaite au petit animal, et semblait lui épargner les contrecoups de ses crises d'envie soudaine.

En dehors du facteur complètement hasardeux imposé par le trait principal de son caractère, Amazon est d'une manière générale d'un tempérament enjoué, que la mauvaise humeur n'atteint pas facilement, assez curieuse et particulièrement attirée par les gens et les choses bizarres, marginales, originales. Elle n'a aucun problème pour accepter ce qui en affolerait plus d'un, définitivement trop étrange pour les trop terre-à-terre, ou touchant au surnaturel. De la même manière qu'un projet à l'état simple de pensée dans sa tête doit trouver immédiatement sa forme concrète dans le réel, la jeune femme dispose d'un esprit si ouvert qu'il peut gommer la frontière entre imagination et réalité aussi simplement que bonjour. Vous voyez, le jeu de gosses qui consiste à trouver des formes et des histoires marrantes dans les nuages? Eh bien, elle, c'en est une des plus grandes championnes qu'on ait jamais connues.

Mais à parler d'elle comme d'une farfelue à l'imagination débordante, serait ne pas être complètement fidèle à ce qu'elle est. Alors bien sûr, il y a cette manie de se déguiser tous les quatre matins, de devenir folle dès que son chapeau quitte sa tête, de s'empiffrer à toute heure de poudre de chocolat, dont elle est folle ou de donner systématiquement un faux nom à ceux qu'elle côtoie en même temps qu'elle peut montrer une sympathie immédiate et s'il est vrai que bien des aspects de son for intérieur sont à l'image de ces petites étrangetés extérieures, elle n'en a pas pour autant l'air d'une folle finie ou d'une originale. C'est assez surprenant, d'ailleurs: outre le sens parfois étrange de ses propos, ses envies soudaines ou ses petites manies, ce qui ne sont à bien y réfléchir que des détails, elle agit et paraît à peu près de façon ordinaire. Lorsqu'on la voit de loin d'ailleurs, ou qu'on ne lui parle pas trop longuement, elle a l'air de la plus ordinaire des mademoiselle Toutlemonde. Et les idées étranges qui la prennent parfois ne tiennent pas le monopole de ses pensées. Eh oui, il lui prend, à elle aussi, de temps en temps -souvent même- d'avoir envie d'une simple cigarette, d'une pomme au petit déjeuné ou de s'accorder un bout de sieste pendant ses pauses...


Belle histoire, histoire ancienne. Votre passé.


- Comment, dites-vous...?
- Amazon.
- Ah, oui euh... Original. Très joli prénom.
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- J'aime pas ce nom.
- C'est le tien.
- Mais les gens, ils me regardent comme une folle quand je leur dis, je le vois. Alors maintenant, c'est Anna.
- C'est le nom de ta peluche, ça!
- Bah non. Elle s'appelle Amazon.
Assise en tailleurs au milieu de sa chambre, une petite fille de cinq ans tenait tête à son frère de treize. Cependant qu'elle luttait pour garder une mine parfaitement boudeuse, buttée et obstinée, elle se sentait mal de froisser la seule personne de la maison auprès de laquelle elle aimait rester. Mais, enfin, elle devait lui faire entendre raison.

De son côté, l'aîné, installé en face de la petite la fixait, l'air las, et un peu contrarié. Il était celui qui, contournant le cours si ordinaire et souvent barbant des choses dans cette si banale famille, prenait volontiers sa cadette pour une reine dont il était tour à tour le chevalier, le mari, le serviteur. Depuis toujours il cédait au moindre de ses caprices; à toutes ses folies et autres excentricités, y compris escalader le haut mur de la maternelle pour venir la kidnapper ou d'autres missions improbables du genre. Il le faisait parce que c'était elle, et parce qu'il savait aussi qu'elle n'abusait (presque) pas de ce pouvoir absolu: qui lui résistait risquait de crouler sous les demandes, toutes aussi impossibles les unes que les autres. Et, en même temps qu'il vénérait le petit bout de chou, ses jeux étranges et ses mises au défi lui permettaient de sortir un peu du quotidien, de la banalité d'une vie de fils et d'adolescent; il ne s'en portait que mieux.
Seulement, quand son joyau lui imposait d'oublier la seule originalité dont avaient fait preuve leurs parents -pour qui les connaissait, ça avait paru assez improbable, de l'ordre du coup de folie, ce qui fait que le jeune garçon y tenait particulièrement-, il se sentait déçu et mal à l'aise. Pour une fois, le manant serait forcé de désobéir à sa souveraine.

- Ah non. Je ne veux pas qu'une peluche, même si c'est la tienne, vole le prénom de ma petite soeur.
Attrapant le ver de terre qui commençait à s'agiter, agacé, voyant que la directive ne passait pas, pour la poser sur ses genoux et l'enlacer solidement, qu'elle ne s'échappe pas, il reprit, non plus sur le ton de l'excuse, mais de façon bien plus ferme:

- Moi, je te jure que j'adore ce prénom. Ca me ferait mal au coeur de voir quelqu'un d'autre que mon unique petite soeur le porter. Il est spécial, tout comme toi, et j'en suis très fier. Alors ne l'abandonne pas, hein?
___________________________
- Et c'est quoi ton nom?
- ... Olivia.
- Non, c'est pas vrai, je sais moi, tu t'appelles Amazon!
- Ah... C'est bizarre...
- Chut! C'est PAS bizarre!
- Alors, pourquoi tu voulais pas le dire?
- Parce qu'il y a que mon frère qui a le droit de l'utiliser. Il est trop beau pour vous, abrutis!
Les "abrutis" de regardèrent entre eux, décontenancés. La fillette à qui ils faisaient face ne pleurait ni ne songeait à leur casser le nez, comme certains l'avaient déjà vue faire. Au contraire, elle avait plutôt l'air très heureuse...

___________________________

-Salut Ed', c'est Lil- euh... Non, Rosa. Dommage que tu répondes pas, m'enfin, c'est plutôt un message urgent là, donc... C'était juste pour t'avertir de ne pas m'attendre tout à l'heure, je viens pas. En fait, je pense que je ne viendrai plus, si tu vous ce que je veux dire. Enfin, à la prochaine quand même, hein~
Amazon raccrocha et reposa son téléphone sur la table où elle était installée avec l'impression d'avoir accompli sa BA du jour. Pourtant, il n'en était rien: elle venait juste de congédier son dernier chevalier en date, d'une façon pas très diplomatique, et surtout sans se justifier. Pour tout dire, elle savait qu'à un moment où à un autre, elle aurait mauvaise conscience, comme d'habitude. Mais voila: il fallait qu'elle le fasse. L'envie, pour ne pas dire le besoin, l'avait prise brusquement, et pour le satisfaire elle était allée jusqu'à oublier qu'elle était en plein milieu d'une conversation. Conversation à laquelle on ne tarda d'ailleurs pas à la rappeler à l'ordre:

- Alors, euh... Rosa?
- Margaret.
- Ouais... Si j'ai bien compris ce qui vient de se passé, tu as juste sauvagement largué ton copain devant moi là?
- C'est ça.
- Et donc, maintenant, tu es avec moi?
- Non. J'ai pas envie.
Son interlocuteur afficha devant sa dernière réplique un air si décontenancé, et se voulant pourtant encore assuré et en pleine possession de ses moyens, que "Magaret" ne résista pas au fou rire. Lorsqu'elle s'arrêta, reprenant son souffle, il la fixait, sans bouger ni parler. N'étant pas particulièrement une adepte du silence, elle compléta sa réponse:

- J'en ai pas... Encore... Envie.
L'entrevue s'acheva là, la demoiselle s'éclipsant avec seul un sourire en coin en guise d'au-revoir.

Mais, halte là! Qu'on ne s'imagine pas, en étant témoin de cette scène, qu'Amazon était de ces filles faciles, ou pire encore, qu'on voyait parfois agir de façon similaire. A la différence de ces dernières, elle n'agissait qu'au gré de ses volontés, "à l'instinct", comme elle avait toujours désigné ses pulsions imprévisibles, et lorsqu'elle ne souhaitait pas quelque chose à cent pour-cents, on pouvait être sûr qu'elle ne bougerait pas le petit doigt, même face à un harceleur notoire.

Alors pourquoi donnait-elle l'impression de pouvoir changer de compagnon comme de chemise? Parce que c'était exactement ça. Mais, s'il lui arrivait d'avoir parfois quelques états d'âme à ce sujet, après avoir agi sur l'impulsion du moment, elle le vivait assez bien. Quant aux malheureux qui en faisaient les frais, ne les pleurons pas trop: lorsqu'on se targuait d'avoir pour soi une jeune fille capable de tout et n'importe quoi selon son inspiration, s'attendait-on à en profiter toute sa vie? Évidemment que non. Sans avoir souvenir de la manière dont elle vivait avant, sans une compagnie masculine permanente à ses côtés, la madame Don Juan n'avait donc aucun mal à passer à autre chose lorsqu'elle estimait qu'il le fallait, ce qui ne prenait en général jamais très longtemps: celui d'aujourd'hui avait duré presque trois semaines.

Par contre, du moment que le désir de demeurer auprès de quelqu'un persistait, il n'y avait rien qu'elle ne puisse faire; un contraste entre ses deux attitudes parfois assez effrayant, au vu de la façon dont ils s'enchaînaient. Tiens, par exemple: en sortant du café, ce jour-là, elle ne s'en doutait pas encore, mais dans quelques semaines, elle s'embarquerait pour une folle fugue avec son nouvel élu, qu'elle fréquenterait en tout et pour tout un mois, et qui lui donnerait pourtant une route à suivre pendant un long moment après leur voyage initial. Il ne lui en avait pas fallu beaucoup pour générer et confirmer son envie de le suivre, pourtant, nullement effrayée ni par le périple, ni par son tempérament de girouette, qui le ferait inévitablement s'interrompre à un moment donné. Deux conversations, en fait. La rencontre entre entre "Jun" et celui qui la mènerait si loin de chez elle bien sûr, où il lui avoua qu'il partirait bientôt pour le Canada, contaminant son interlocutrice du projet. Et puis le coup de fil à son frère, le seul qu'elle mit au courant:

- Oui, Amaz'?
- Je vais partir frangin. Aujourd'hui. Dès qu'on aura fini de charger la voiture. Au Canada, je crois...
- Ah, ouais, la classe! Bon, fais gaffe, et n'oublie pas ton bon vieux frangin qui aura tôt fait de s'inquiéter alors...
- Ca marche maman poule, je te rappelle en arrivant.
- Tu vas oublier, cherche pas...
L'appel s'acheva sur un éclat de rire. Mais la jeune femme n'avait pas attendu de raccrocher pour embarquer, son conducteur étant déjà prêt à partir. Dès qu'elle avait entendu le premier mot de sa réponse, sur un ton réjoui alors que n'importe qui d'autre aurait désapprouvé, elle était monté. Le temps qu'ils se disent au revoir, elle roulait déjà à pleine vitesse vers la sortie de la ville.
Bien curieuse façon de quitter son foyer originel, ou même de simplement déménager: aucun bagage, un seul proche d'averti, et un seul briquet pour l'ultime cigarette d'un vieux paquet. A part ça, elle n'avait de crainte ou de regret que le fait d'avoir oublié au moins une petite réserve de chocolat en poudre, qui lui manquerait sans aucun doute très prochainement.

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- C'est quoi? Dans tes mains.
Lors d'une pause imposée par un désir irrépressible de sa passagère de se dégourdir les jambes, le meneur de l'expédition l'avait attendu en prenant juste un peu l'air près de la boîte de conserve remplie de bric-à-brac et au ronronnement inquiétant qui leur faisait office de carrosse. Décidément, celle-là n'avait pas manqué une seule fois de l'étonner, depuis le peu de temps qu'il la connaissait -d'hier, d'avant-hier?-, ce qui était peut-être la raison pour laquelle il l'avait admise à bord. C'est pourquoi il n'avait pas bronché ni cherché à discuter lorsqu'elle avait insisté pour s'arrêter au beau milieu de la forêt, au beau milieu de nulle part, lorsqu'elle s'était éclipsée à travers les arbres dès la voiture arrêtée. Là, il n'avait pas non plus l'intention râler, quoi qu'elle ait décidé de ramener dans ses maigres bagages, mais sa compagnie l'avait rendu sensiblement plus curieux, en particulier à ses manies, un peu particulières.

Seul un bref coup d'oeil au regard brillant lui répondit, en premier lieu, succédant à la réapparition de la demoiselle et à sa question. Puis elle avait de nouveau reporté son attention sur une petite chose sombre au creux de ses mains jointes. Ce n'est qu'en arrivant vers lui qu'elle prit la parole, souriant aux anges, en même temps qu'elle lui donnait à observer une petite boule de poil bruns:

- Je l'ai trouvé au pied d'un arbre, tout immobile. Petit comme il est, il a du tomber et se faire mal, mais comme il tremblait comme un malade et qu'il n'y avait rien autour...
Après s'être enfoncée entre les troncs et les feuillages, la route disparaissant dans son dos, Amazon avait d'abord marché la tête en l'air. Admirant la taille des arbres, rêvant l'escalade imaginaire de l'un d'entre eux jusqu'à sa cime, la contemplation du paysage aux alentours, qui devait ressembler à une vaste mer de vert sombre sous un ciel de nuages gras. Et puis elle avait songé à redescendre, n'avisant plus que les branches basses, la mousse courant entre les racines... Et une tâche brune roulée en boule dans le creux formé par deux d'entre elles. Quelques pas plus tard, elle avait reconnu la forme d'un petit animal; un écureuil. Le malheureux devait à peine avoir dépassé le stade du nouveau-né, à en juger par sa taille. Un rapide coup d'oeil vers le ciel ne lui avait pas permis de trouver les contours, ni même l'ombre d'un nid d'où il aurait pu tomber, elle s'était donc approchée jusqu'à s'agenouiller auprès de lui. Avait constaté avec étonnement qu'il ne semblait pas décidé à prendre la fuite, comme figé, puis compris, en le prenant dans sa main, que les tremblements intenses qui le secouaient ne le lui avaient pas permis. Une tendre caresse plus tard, elle avait rebroussé chemin, sans reposer l'animal, ni même oser le quitter des yeux, à la fois préoccupée et fascinée.

- Tu vas le garder, du coup?
- Yep.
Tous deux savaient que la réponse à cette question dépendait exclusivement du moment où on la posait, et qu'elle ne serait peut-être déjà plus la même à la fin du voyage.

- Il va lui falloir un nom, alors.
- Si tu le dis... Bah alors, Sapo.
- Tu veux vraiment l'appeler comme ça, où tu dis ça au hasard?
Là aussi, l'interrogateur se doutait de la réponse, rôdé aux mécanismes de sa compagne:

- J'ai dit ça au hasard, mais je veux l'appeler comme ça.
Et puis le périple avait repris: affalée sur son siège, la boule de poils Sapo sur les genoux, à tenter de la décrisper en lui proposant de partager son chocolat en poudre avec elle, la jeune femme ne participait à la discussion que distraitement, intercalant de temps à autre un léger fredonnement par-dessus une mélodie que crachait leur autoradio. Au bout d'un moment, et comme ils sortaient de la forêt, elle remarqua qu'une réflexion en particulier ressortait de son lot d'idées. Outre les bribes d'une inquiétude notoire quant à l'état de l'écureuil, elle relevait maintenant pour la énième fois combien sa fourrure pouvait être terne, virant presque au gris foncé. Sauf que cette fois-là, un peu de lumière perça les nuages et sa vitre pour venir illuminer la bestiole d'une teinte anormalement rousse. La vision se dissipa progressivement, et, le temps qu'elle s'en étonne, la jeune maîtresse pouvait de nouveau observer un poil plus sombre que jamais, assimilant l'incident à une illusion d'optique, et n'y repensant plus, son petit adopté se décidant à lui prêter attention, esquissant ses premières avances sur elle peu de temps après.

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- Fulfil... Non, vous n'aurez pas votre note, vous viendrez plutôt me parler après ça.
Quelques ricanements et murmures se firent entendre dans la salle; Amazon les ignora, lassée de cette répétition continuelle des événements. Lorsque tous furent sortis, ce qui ne tarda pas, la jeune femme était toujours assise à sa place. Ce fut donc à son professeur de venir à elle.

- Sincèrement... Est-ce que tu y a travaillé sérieusement? Tu t'étais pourtant portée volontaire pour ce travail facultatif.
Il agitait une liasse de feuilles sous son nez, le ton à la fois agacé, lassé et découragé.

- Beh... Oui.
La lueur de déception dans les yeux de l'homme se dissipa au profit d'une autre, qui lui faisait comprendre qu'il n'était pas dupe.

- ...Sur le début.
Ayant obtenu l'aveu qu'il attendait, il se détourna d'elle, arpentant la salle d'un pas lent.

- Bien sûr. Comme à chaque fois.
A chaque fois, puisqu'il savait désormais, connaissant la demoiselle depuis un long semestre de bataille et d'incompréhension, comment elle fonctionnait. Elle se laissait séduire par une idée ou une perspective, entamait son exécution aussitôt qu'elle y avait adhéré, mais ne tardait en général pas à l'abandonner, lassée, ou bien captivée par une nouvelle envie. Mais encore, si ce n'était que ça... Il s'en ficherait, à la limite. Seulement, pour le cas précis de cette étudiante, il se sentait régulièrement frustré d'une telle désinvolture vis-à-vis de lui, et d'elle-même. Parce que justement, il y avait cette volonté au commencement des projets, qui écrasait tout sur son passage, peu importait la tâche à accomplir. Et il était à chaque fois déçu de constater à quel point elle était éphémère. Il aimerait bien arriver, un jour, à la mettre suffisamment au pied du mur pour qu'elle se sente obligée de fournir un effort sur la durée. Comme il avait d'ailleurs l'intention de le faire aujourd'hui, le ton à la fois conciliant et ferme, sans réplique:

- Je crois qu'il va falloir que tu revoie sérieusement tes méthodes de travail, Amazon. En guise de motivation, je te donne une dernière chance: je vais garder ton premier jet, et tu vas me refaire ce travail comme il le mérite, et comme tu es capable de le faire. S'il n'est pas plus concluant que le premier, j'arrêterai de m'acharner sur toi, mais je ne pourrai pas non plus esquisser le moindre geste en ta faveur en fin d'année.
L'ultimatum était posé. Aucune date n'était arrêtée, laissant justement le temps à cette volonté aléatoire d'aller et de venir à sa guise. Reprenant ses affaires, Amazon haussa juste les épaules, que son interlocuteur interpréta comme un accord, puis sortit.

Une fois dehors, elle songea à la proposition plus sérieusement, et remarqua qu'elle n'avait qu'une envie ténue de se remettre à une tâche dont elle ne se souvenait que vaguement des débuts, pourtant passionnants. Elle se dit que si elle avait eu sous les yeux sa première tentative, que son professeur avait justement conservée pour une raison qui lui échappait, elle aurait eu moins de mal à y retourner. Certes, elle ne voulait pas terminer sa première année de cursus de cette manière-là, mais se concentrant seulement sur les réminiscences du travail acharné et cependant agréable des premiers jours, la chose s'avérait compliquée. Cette pénible réflexion visant à se trouver une motivation composée de toute pièce l'énerva par contre assez rapidement; elle l'abandonna donc sur la résolution d'agir comme elle l'avait toujours fait: laisser couler l'eau sous les ponts, et attendre que le hasard mordre à l'hameçon.

Il ne se fit pas long, une poignée de jour tout au plus. Bien entendu, Amazon avait complètement oublié, ou du moins n'y pensait plus en aucune façon, et personne n'avait songé à la rappeler à l'ordre dans l'intervalle. C'est pourquoi, à peu près comme d'habitude, elle n'était pas du tout prête à ce que ça lui tombe dessus. A vrai dire, elle accueillit même assez mal ce coup du sort, au début. Jusqu'à ce qu'elle se rendre compte que, pour ce qu'elle y perdit, elle avait obtenu la pantoufle de verre de Cindrella; une invitation à bord de la citrouille.

Une poignée de jours, donc, après l'incident de l'exposé, la jeune femme avait prévu de retourner aux Etats-Unis, à la rencontre de son frère, qui se rendait elle ne savait trop où avec sa bande d'amis. Seulement, égale à elle-même, elle n'avait pu attendre jusqu'à la date convenue et, pour compenser son avance, se débrouilla pour mettre plusieurs jours à arriver; le trajet se faisait en partie par le train. N'ayant pas trouvé cette étape désagréable, et beaucoup moins épuisante ou contraignante que le stop ou la location de voiture, la gare la vit revenir une seconde fois, au retour.

Les quais étaient à peu près déserts lorsqu'elle posa le pied à terre. La gare au petit matin, alors que les derniers trains de nuit étaient presque tous arrivés et que les premiers du jour attendraient encore plusieurs heures, surprit la voyageuse par son atmosphère fraîche, paisible, savourant son dernier bain de détente avant l'agitation, et elle s'y attarda plus que prévu. Comptant d'abandonner à une brève contemplation de cette sérénité, non pas pour se réparer à se réveiller mais bien à dormir, exténuée, c'est imprudemment qu'elle s'était laissée aller sur un des bancs et avait fermé les yeux. Yeux qu'elle fut forcée de rouvrir bien vite, sentant un mouvement à ses côtés, comme un fardeau qu'on lui enlevait. C'était bien ça, d'ailleurs: quand beaucoup de voleurs préfèrent les heures d'affluence, où tout se perd dans la foule, Amazon était tombée sur un marginal; son sac l'avait quittée pour suivre cet étranger qui se ruait vers la sortie.

Dans un premier temps, la victime du forfait ne semblait pas vraiment décidée à courir pour récupérer son bien, le regardant juste s'enfuir depuis son banc. Après tout, pour ce qu'il contenait, c'est-à-dire rien de regrettable, à part sa boîte de chocolat en poudre, méritait-il un effort qu'elle ne voulait de toute façon pas fournir? Et puis... Et puis, elle se souvint que, zut! Sapo était probablement encore enfermé à l'intérieur, puisqu'elle ne faisait quasiment jamais rien sans lui, et l'avait évidemment embarqué avec elle. Aussi promptement qu'elle s'était rappelé de cet énorme détail, le banc fut enjambé d'un bond, et la course commença.

Hors d'haleine, et ayant manqué de le perdre plusieurs fois, Amazon remerciait sa vélocité de ne plus la placer qu'à quelques foulées derrière le kidnappeur d'écureuil inopiné. Bien qu'au début fortement contrariée par l'ennui que ce dernier lui posait, elle avait fini par se prendre au jeu, et à récolter un certain plaisir de la poursuite. Ainsi, même lorsque l'objet de sa convoitise, son compagnon à poils apparut sur son épaule, elle ne s'arrêta pas. Seul l'obstacle d'un mur aussi haut que lisse calma ses ardeurs. Tout en se questionnant sur la possibilité pour un être humain de venir à bout de ce barrage sans à-coups, sans blessures et en un seul essai, elle s'assit à même le sol, recouvrant souffle et forces.

C'est là qu'elle la vit: la prochaine direction que prendrait son existence. Sous la forme première qu'elle avait pris à ses yeux, elle n'était pas très reluisante, c'est vrai. Juste un bout de papier imprimé, froissé par le vent, sali à force d'être piétiné, et finalement déchiré, dégradé, réduit à l'état de papier mâché sous les foulées d'un voleur en fuite. L'humidité qui avait accroché le tract aux semelles de l'autre le faisait gondoler, le rendait mou entre les doigts de qui cherchait à présent à lui rendre son utilité première, tentant de le déchiffrer, piquée par la curiosité et attachée à ne jamais refuser sa chance à la coïncidence qui se présentait à elle.

Et il faut dire qu'elle s'avérait en fait prometteuse, celle-ci. Elle donna en tout cas matière à rêveries à sa lectrice, et ce par ce seul nom, le premier mot sur lequel ses yeux se posèrent: Cindrella. Intriguée par ce qui lui rappelait un peu plus qu'un simple comte pour enfant, elle s'arrêta là et fit deux minutes le tour de sa mémoire. Oui, elle l'avait déjà entendue. L'histoire de ce train mythique qui écumait les gares du monde, pêchant ça ou là des passagers quelque peu hors du commun. D'aucuns disaient qu'il s'agissait d'une véritable ville sur rails, d'autres le champ de bataille d'un conflit entre êtres et créatures armées de magie, ou d'une technologie qu'on ne connaissait pas aux humains, ce qui revenait au même. En tout cas le récit à l'époque lui avait été fait sur le ton d'angoisse dont on se sert généralement pour les histoires d'horreur en camping, par une copine de collège, et elle n'y avait pas vraiment fait attention. Si l'objet en lui-même était suffisamment insolite pour l'intéresser au plus haut point, l'identité de la personne qui lui avait révélé son existence lui paraissait trop suspicieuse: elle avait classé l'affaire comme une légende urbaine, dans le meilleur des cas, songeant que ça aurait tout aussi bien pu être une farce de l'adolescente pour la faire trembler à chaque fois qu'elle approcherait de rails, ce qui n'était pas rare, et même assez fréquent à ce moment-là.

Jusqu'à aujourd'hui elle avait continué de croire à une pure invention qui la décevrait si jamais elle creusait trop profondément avec les gros sabots de sa curiosité. Seulement, lorsqu'on ramassait (par hasard!) une preuve concrète que la recherche du mythe n'était peut-être pas vaine, il fallait bien céder à l'envie d'aller plus loin.
Cela dit, à une heure pareille, et après les péripéties d'un début de matinée qu'elle avait espéré la tête contre son oreiller, les désirs d'aventure de la demoiselle avaient un peu de mal à s'éveiller complètement. Il lui manquait un bon coup de fouet pour la motiver un peu plus, pour sûr.
Qu'à cela ne tienne: elle en reçut deux.

Le premier ne se fit pas attendre: alors qu'elle en revenait à ses rêves de sommeil profond et mérité, il claqua à son oreille si fort qu'elle en sursauta. Le conflit... Le conflit... Mais c'est que ça tombait pile dans son sujet! Les deux volontés ternes et effritées qui stationnaient en elle venaient donc de se réunir en une seule, d'un coup beaucoup plus vive et attrayante. Enchaînant sur la prévision de ce que serait son devoir si jamais elle allait jusqu'à se faire témoin de ce qu'elle avait à décrire et expliquer, elle se releva, le papier toujours à la main, la résolution prise de ne pas s'arrêter tant qu'elle n'aurait pas eu ce qu'elle voulait, et de tout faire pour le vouloir jusqu'au bout.

Quant au second coup de fouet, il fut moins vif, si bien qu'il ne déclencha pas de réactions extraordinaires, comme le premier, mais plutôt une série de petits étonnements successifs. Alors qu'elle marchait, les yeux encore captivés par l'affichette, elle songea, non sans une certaine impression de déjà-vu, qu'à la base elle devait être assez agréable à regarder, en particulier avec les couleurs dignes d'un défilé du carnaval qu'elle imaginait derrière le masque terne des mauvais traitement qu'elle avait subis. Cette impression se fit d'autant plus forte au moment où elle se mit à jouer à deviner ce qui se cachait sous telle ou telle nuance grisâtre. Plaçant un bout de bleu là, une touche de jaune par ici, elle put constater que, effectivement, bleu et jaune se trouvaient là. Complétant le dessin jusqu'à achever de le colorier par la pensée, elle tenta de revenir sur ses choix, replaçant chaque teinte tour à tour, avec des succès plus ou moins concluants. Après y avoir déversé toute sa peinture mentale, elle abandonna le tract au vent qui voudrait bien le prendre, traversée par la vague pensée que de croire à l'existence du Cindrella pouvait apparemment s'avérer dangereux pour la santé mentale. Et puis, au moment où la fumée de cette idée se dissipa dans son esprit, une petite pression sur sa manche lui fit lever le bras: Sapo lui empruntait sa main, geste qu'elle interprétait comme une demande de face-à-face. Elle plaça donc le perchoir du rongeur à hauteur de son visage et laissa vagabonder son regard dans les reflets toujours plus roux de sa fourrure, qui semblait, depuis qu'elle l'avait ramassé, vouloir atteindre le rouge sang. Cette dernière divagation provoqua le dernier déclic dont elle avait besoin:

- Ah... Tu savais déjà, toi, hein?
L'écureuil se laissa grattouiller la tête, puis reprit sa place sur l'épaule de sa maîtresse, ce qu'elle prit comme un acquiescement. La certitude d'avoir déjà vécu ça, avec l'affiche, la reportait bien sûr au jour de sa rencontre avec son inséparable compagnon, dont le poil, plus brun même que sa propre crinière, n'était qu'un lointain et improbable souvenir. Amazon pensa à essayer de tester si elle pouvait étendre le défaut de sa vue, ou l'effet de sa folie jusqu'à ses cheveux à elle justement. Ou bien à consulter. Ou bien à s'embarquer dans un nouveau voyage, pour voir si elle tomberait sur d'autres fous de son espèce. Bon, en ce qui concerne le premier cas, elle estimait pouvoir le faire à peu près quand elle le voulait. Et il n'était pas bien difficile de choisir entre les deux autres possibilités: quitte à être folle, mieux valait l'être parmi les fous que devant quelqu'un qui ne saisirez pas un traître mot de ce que vous lui raconterez. Un dernier coup d'oeil à l'ami Sapo lui fit comprendre que ça lui était égal, du moment qu'il avait sa place réservée sur son épaule ou dans la poche de son manteau. Elle fit donc demi-tour pour repartir vers la gare.

Par chance, il lui restait juste assez d'argent sur elle pour se payer le billet de la légende.





Train Station ▼ A bord du Cinderella


Malgré ses airs de fille relâchée et sa tendance à se laisser facilement aller aux plaisirs de l'oisiveté (ou juste à une envie soudaine d'autre chose), cette fois elle n'allait pas faire les choses à moitié, Amazon. On le sait déjà: la demoiselle était du genre impulsif, du genre à s'embarquer du jour au lendemain, sans aucune autre forme de précaution que celle de penser à prendre un briquet de rechange, pour un autre pays, en la seule compagnie du prétendu homme de sa vie (le 4e du mois, qu'elle connaissait depuis la veille au soir). C'était ainsi qu'elle s'était retrouvée au Canada, inscrite dans une université qu'elle avait choisie sur un coup de tête, et à devoir, arrivée à la moitié de sa première année d'étude plus ou moins appliquée (cela dépendait à la fois de l'humeur et des concerts de sa moitié enfin, de sa énième prise depuis qu'elle était arrivée), reprendre un travail à la demande d'un professeur visiblement mécontent de la voir gâcher son "potentiel d'élève brillante" par une façon d'être trop évasive.

Mais voila. Cette fois, elle ne ferait pas les choses à moitié. C'était ce qu'elle avait résolu en acceptant (malgré elle) de revenir sur les pages et les pages d'un exposé au sujet de "la place des nouvelles technologies dans les grands conflits du XXIe siècle" (sujet tiré au sort à l'aide de son chapeau préféré, bien entendu). Cette fois-ci, elle ne se contenterait pas de la chance et de quelques heures de lecture et de rédaction régulièrement entrecoupées par diverses distractions et pauses intempestives. Là, elle s'attacherait à mener un travail, non, une enquête de profondeur, prendrait le temps d'en déchiffrer, comprendre et intégrer les moindres détails avant de passer aux observations et leur rapport en bonne et due forme. Une résolution parmi les innombrables autres qu'elle avait pu prendre dans sa vie, dirait-on. Oui, mais... Le miracle pouvait toujours avoir lieu, qui sait?

Bon, mis à part ça, ce serait mentir que de dire que le hasard n'a absolument rien à voir avec la route, pour le peu originale, qu'avait pris son projet: courir après un voleur de sac à main pour ne récupérer que le tract que l'humidité avait collé à la semelle de sa chaussure, lequel se trouvait être une présentation du "Cindrella", voila un concours de circonstances assez singulier.
Elle avait déjà entendu parler du mystérieux train, par une copine de lycée. Seulement à l'époque elle avait pris ça pour une simple légende urbaine, ou bien une farce destinée à l'effrayer, elle qui prenait souvent le train ou le métro de nuit. Bref, l'étincelle n'avait pas pris, et elle avait rangé ce nom dans un coin de son esprit. Mais là, d'aprèsle peu qu'elle en savait, le conflit qui se jouait au sein de ces wagons, les transformations en animaux, les étranges facultés ou les armes d'une technologie à en faire tourner la tête aux savants fous, elle tenait le bon filon pour son devoir, qu'elle voyait du coup prendre des proportions dépassant le stade de petit travail de fin de semestre. A supposer qu'elle parvienne à y monter, bien sûr.

Elle y était arrivée, sans avoir à trop chercher: le Cindrella semblait avoir le même statut que n'importe quel train dans cette gare, du moins en ce qui concernait le retrait des billets.
Elle était partie dès le passage suivant du train, quelques semaines plus tard, n'ayant pas encore changé d'avis, se tenant à sa résolution autant qu'elle le pouvait. Un seul sac de toile contenant un chapeau de rechange, une petite boîte de chocolat en poudre et son fidèle écureuil Sapo l'accompagnait.

Laissant quelques temps s'écouler, peut-être quelques mois, en tout cas assez pour qu'il ne soit plus du tout question de cet exposé déclencheur de son aventure, inutile de chercher Amazon au bras d'un autre Don Juan (encore que, ça, ça n'avait pas vraiment changé) dans une ville du Canada ou même d'ailleurs, elle resterait introuvable. Oui, car elle était restée à bord du Cindrella, n'y étant pourtant montée que pour une courte durée, le temps de la récolte d'informations et de satisfaire sa curiosité, quoi. Ah, mais elle y était toujours dans ce but précis, ou du moins elle s'en servait comme prétexte pour se donner bonne conscience vis-à-vis de sa disparition soudaine de la surface de la terre. Cependant, elle trouvait à présent bien d'autres utilités à ce voyage permanent, qui lui avait fait découvrir un univers varié au possible, où quelqu'un comme elle se plaisait forcément à vivre. Bien sûr, au début, elle n'était pas très assurée (qui le serait?), mais elle était maintenant tout à fait à l'aise, à servir ou divertir les membres de la 1st comme de la 2nd Class, voire même parfois le reste du personnel, auquel elle avait été intégrée peu après son arrivée, en quête de repères.

Oh, et puis évidemment, en marge de tout cela, elle avait aussi trouvé le véritable nom du second prétexte de sa venue à bord: plus simplement qu'une crise de folie, il s'agissait juste d'un pouvoir qui, après s'être manifesté sans en avoir trop l'air, s'était complètement dévoilé dès les premiers jours dans le train. Prenons garde, même s'il se dérobe encore quelques fois à son contrôle, méfions-nous du "je vois la vie en rose" d'Amazon Fulfil...


Apparence

Couleur des yeux : Vert, tirant sur le marron, clairsemé de quelques petites touches d'ocre
Couleur des cheveux : Bruns (à la base...)
Taille : 165cm, sans le couvre-chef
Poids : [censored]
Style vestimentaire : En général assez décontracté, aux vêtements légers (la demoiselle n'est pas vraiment frileuse, ou en tout cas ne prévoit jamais de l'être) et plutôt colorés. Après, elle affectionne beaucoup les costumes en tous genres, en peut parfois envisager d'en porter, qu'importent les circonstances ou le programme de la journée. Le seul point véritablement fixe dans ses tenues, c'est le chapeau (ou tout autre accessoire à se mettre sur le crâne): elle ne peut tout simplement pas sortir sans, cela la mettrait immanquablement très mal à l'aise, ou bien totalement susceptible ou hors d'elle.
Maitrise

Animal/Arme/Talent : Change-couleur
Quoi qu'est-ce ? Cette cravate verte n'est plus tout à fait aux goûts du jour d'Amazon? Pas de problèmes, il suffit d'y penser et paf! La voila rouge~ La chose marche avec tous les objets, et même certaines parties du corps, dans la limite du vraisemblable (yeux, cheveux...).
Maitrise : Assez aléatoire pour le moment, n'ayant seulement fait que quelques constatations étranges avant de monter à bord du Cindrella, où elle a pris conscience que les couleurs changeant autour d'elle étaient de son fait. Ses envies très changeantes lui servant de prétexte à entraînement, elle peut à présent utiliser son pouvoir à sa guise sur tous les objets avec toutes les couleurs, mais a encore du mal à agir sur son propre corps, sans parler de celui des autres.




Dernière édition par Amazon Fulfil le Mar 26 Avr - 0:51, édité 5 fois
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« Amazon Fulfil »

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MessageSujet: Re: Amazon Fulfil... Ou peut-être lui connaissez-vous un tout autre nom~ Dim 24 Avr - 7:05

Mademoiselle Amazon, belle amazone, je vous souhaite le bon jour et la bienvenue en notre demeure !

Je crois que votre "confortable petite place" n'est plus à faire ; un lit vous est déjà réservé. Razz

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« Lucas Drummer »

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MessageSujet: Re: Amazon Fulfil... Ou peut-être lui connaissez-vous un tout autre nom~ Dim 24 Avr - 7:09

Bienvenue sur le Cinderella ! Je te souhaite un très bon voyage à bord !

Amazon est une Waiter.
Et je peux lui proposer pour talents :
    - le Change-couleur.
    - l'Altération de la taille.
    - le Dédoublement.

Qui, je pense, conviendrait bien à son caractère changeant. En espérant qu'ils te plairont.

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« Edna C. Callaghan »

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MessageSujet: Re: Amazon Fulfil... Ou peut-être lui connaissez-vous un tout autre nom~ Dim 24 Avr - 7:15

Huhu welcome welcome ! Ravie de t'accueillir dans notre monde 8D.
Bon courage pour la fichette et à bientôt dans notre tchou tchou.
Si tu as d'autres questions, n'hésite pas \o/ !
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« Luce A. Harter »

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MessageSujet: Re: Amazon Fulfil... Ou peut-être lui connaissez-vous un tout autre nom~ Dim 24 Avr - 7:25

Nyuu merchi de l'accueil =3

Pour le talent, j'avoue avoir un gros faible pour le change-couleur, ça sera donc là mon choix~

Je m'attèle donc à la fin de la fiche dans l'après-midi!
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« Amazon Fulfil »

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MessageSujet: Re: Amazon Fulfil... Ou peut-être lui connaissez-vous un tout autre nom~ Dim 24 Avr - 11:14

BIENVENUE !!

Une seule chose : JE VEUX UN LIEN ! (et te défile pas, de toute façon, je te forcerais ! =3) (je rigole)
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MessageSujet: Re: Amazon Fulfil... Ou peut-être lui connaissez-vous un tout autre nom~ Dim 24 Avr - 12:56

BIENVENUE parmi nous Mademoiselle Fulfil! Puis votre séjour à bord être des plus agréables! =)

J'aime beaucoup ce début (bien avancé) de fiche, très intéressante! ^^
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« William Grant »

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MessageSujet: Re: Amazon Fulfil... Ou peut-être lui connaissez-vous un tout autre nom~ Mar 26 Avr - 1:00

Nyuhu, merci encore de l'accueil~

Bon, avec un petit jour (et une nuit!) de plus que prévu (Mme Inspi' est le lièvre de la tortue nommée Rhétorique), il me semble bien qu'on est arrivés au bout de cette fiche o/

Sur ce, je m'en remets à mes juges, et rejoins le lièvre dans la sieste qu'il vient d'entamer~
Tchou!

PS (Clarence): Je ne fuirai pas mon destin s'il me permet toujours plus de rencontres ♥
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« Amazon Fulfil »

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MessageSujet: Re: Amazon Fulfil... Ou peut-être lui connaissez-vous un tout autre nom~ Mar 26 Avr - 9:17

Oh j'aime beaucoup ton personnage et son histoire Amazon ~
Par contre j'imaginais que le talent Change-couleur fonctionnerait par toucher et non pas par pensée mais pourquoi pas. Je ne vois rien à redire, c'est une fiche agréable et superbement écrite ^^.

JE TE VALIDE !
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Avatar : J'aime beaucoup /SBAFF/
Euh je veux dire, c'est un unidentified ?
Si oui, pas besoin de le recenser.
Si non, merci de passer par le bottin !

Voilà ! A toi le RP, le Trip Diary et le Boarding Pass. Bon voyage à bord du Cinderella <3 !
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« Luce A. Harter »

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MessageSujet: Re: Amazon Fulfil... Ou peut-être lui connaissez-vous un tout autre nom~ Mar 26 Avr - 10:25

Yeaah, merchi Ô grande Luce <3

Ah, le talent par toucher, j'y avais pas pensé... Je devais avoir Bottero dans la tête au moment de choisir~

Et pour le vava... J'ai l'artiste, mais a priori c'est un unidentified...

~Hanw, à moua le RP 8D~
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MessageSujet: Re: Amazon Fulfil... Ou peut-être lui connaissez-vous un tout autre nom~ Aujourd'hui à 5:31




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Amazon Fulfil... Ou peut-être lui connaissez-vous un tout autre nom~

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