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Rencontre au sommet. [Noah+Alaïs+Elena]

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MessageSujet: Rencontre au sommet. [Noah+Alaïs+Elena] Jeu 12 Mai - 14:58

Noah entendait l'écho de chacun de ses pas sur la surface de fer. ''Clamp, clamp, clamp …'' Toujours le même rythme calme, monotone, qui ne la quittait plus depuis quelques temps. Les gens c'étaient fait de plus en plus rare au fur et à mesure que la demoiselle c'était enfoncée dans les coursives de tête, maintenant, elle était seule, totalement seule, du moins, elle l'espérait.

''Clamp, clamp, clamp, clamp …'' C'était un drôle de bruis, presque déplacé dans ce train qui ne dormait jamais. Depuis combien de temps Noah ne c'était-elle pas retrouvée seule comme maintenant ? Des mois ? Des années peut-être ? Qu'importe, elle appréciait vraiment cet instant de solitude.

''Clamp, clamp, clamp, clamp …'' Petit à petit elle s'approchait, petit à petit. Elle ne se sentait pas stressée, ni même inquiète … Elle planifiait cette sortie depuis si longtemps maintenant. Il fallait dire que cela l'avait toujours titillée. De La rencontrer. Bien qu'elle n'ait jamais eu le temps auparavant. Temps de choses c'était enchainé depuis … Depuis … La demoiselle secoua la tête, chassant cette pensée, mais pas avant qu'elle ne l'est faite frissonner. Elle se mordit alors la lèvre avec colère. Quand est-ce qu'elle arrêterait de se comporter comme une gosse et prendrait enfin le temps de faire son deuil ? Quand ? … Toutefois, au fond d'elle, la réponse prenait la forme d'un mot unique. Tel une de ses larmes qu'elle ne pouvait plus verser. Elle ne la connaissait que trop bien cette réponse. Jam...

Noah cligna des yeux et se retourna. L'écho avait changé, quelqu'un d'autre s'approchait et plutôt rapidement. Trop même au goût de la chasseresse qui sentit sa respiration s'accélérer. Tout autour d'elle, des portes. Elle attrapa la poignée d'une au hasard et la secoua violemment. Fermée. Noah se retourna et regarda dans tout les sens. Elle n'avait en aucun cas le droit d'être là et elle entendait l'autre se rapprochait de plus en plus. Dans quelques secondes il la verrait, il lui fallait une cachette et vite !!

Le controller était sur d'avoir vue une jeune fille s'engouffrer dans cette coursive. Il avait essayé de s'approcher le plus doucement possible, se fiant aux bruis des pas de la supposée fuyarde. Mais ceux-ci avait subitement disparus, comme si elle c'était envolée. Devant lui s'ouvrait trois voies, et strictement aucun indice de la direction qu'elle avait prise. Comment était-ce possible... L'agent fronça les sourcils. Depuis qu'il était sur ce train, il en avait vue des choses surprenantes, mais en aucun cas une disparition totale. Sans doute encore un de ces first aérien qui était partit à tire d'aile. Soupirant il pris un passage au hasard pour continuer sa ronde. Aucune chance de retrouver la jeune fille dans ces conditions.

Noah attendit de ne plus entendre les pas du controller pour sortir de sa cachette. Dénouant ses jambes de l'épais tuyau contre lequel elle s'était réfugiée, elle se laissa retomber au sol avec grâce en remerciant une divinité quelconque d'avoir empêché l'homme de lever la tête, auquel cas elle se serait trouvée un peu idiote suspendu la-haut. Remettant ses cheveux qui avait tendance à glisser sur son visage elle regarda l'embranchement. D'après ses souvenirs elle était presque arrivée. Celui de droite ramenait sur la voie principale, celui de gauche vers des dortoirs et celui central, vers son but.

Attentive à ne pas se faire repérer une deuxième fois, Noah s'engouffra dans celui-ci au pas de course. Elle avait perdu du temps, temps dont elle ne disposait pas exactement selon son bon vouloir. Prendre du retard pouvait signifiait quelque chose de beaucoup plus grave que d'inquiéter quelques 2nd class. Ils étaient en guerre. N'importe quoi pouvait arriver n'importe quand. Elle ne le savait que trop bien.

Après quelques minutes de marche rapide elle arriva enfin en vue de son objectif. A ce niveau là le train avait perdu la majorité de sa largeur, à vrai dire c'était juste suffisant pour une cabine de tête tout au plus. Et c'était exactement ce qui se trouvait derrière cette porte. La cabine. Et surtout, plus intéressant, le conducteur … C'était affreusement risqué de s'introduire ici sans une invitation, du moins c'est que la rumeur disait, mais Noah n'en avais cure. Elle voulait rencontrer la tête pensante de ce train. Elle le voulait et le devait. C'est ici qu'elle menait sa guerre et tout comme elle ne pourrait jouer au shigo sans connaître les règles, elle se répugnait à mener cette croisade sans avoir rencontré celui qui arbitrait tout cela, ou plutôt celle.

Noah posa la main sur la poignée et sans aucune hésitation ouvrit la porte et s'avança dans le sacro-saint. A partir de maintenant une nouvelle page de la guerre allait être tournée.


Dernière édition par Noah Rose Wersinger le Dim 29 Mai - 13:39, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet. [Noah+Alaïs+Elena] Sam 14 Mai - 18:09

I wonder if I've been changed in the night? Let me think. Was I the same when I got up this morning? I almost think I can remember feeling a little different. But if I'm not the same, the next question is 'Who in the world am I?' Ah, that's the great puzzle!

Alice's Adventures in Wonderland, Lewis Carroll

Alaïs était bloquée. Définitivement bloquée. Elle n'arrivait plus à avancer, ni à reculer, et il n'était pas question d'aller sur les côtés. Incapable de faire le moindre mouvement, elle avait tout juste assez de place pour permettre à sa cage thoracique de se soulever au rythme de sa respiration saccadée. Le plus frustrant étant que la grille était à peine un mètre devant elle. Un tout petit mètre, à peine une centaine de petits centimètres, cette distance ridicule la narguait. Et ça l'énervait prodigieusement. La petite fille essaya une fois de plus de se contorsionner pour gagner ne serait-ce que quelques millimètres, mais tout ce qu'elle parvint à faire fût de se rapper le bras contre la paroi du tube d'aération. Ça ne lui fit pas vraiment mal, et pourtant, ce fût la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Elle craqua. Mas bizarrement, au lieu d'éclater en sanglot comme elle avait l'habitude de la faire, la gamine prit une grande inspiration, et déchargea tout ce qu'elle avait sur le cœur :

" J'en ai marre, marre, marre, maaaaaaarre! Je veux sortir d'ici! Je veux pas rester coincée là dans ce tuyau débile jusqu'à la fin de ma viiiiie! Pourquoi y'a personne qui m'entend! Alors que tout le monde me dit toujours que j'ai une voix super aigüe et que je leur casse les oreilles, pourquoi là, ils entendent pas? Puisque c'est comme ça, je leur casserai plus souvent les oreilles, comme ça la prochaine fois que je serai coincée dans un tuyau, et bien ils me repéreront, au moins, et... et... et je sais même pas ce qu'ils feront, mais ils feront quelque chose pour me tirer de là, parce que c'est pas de ma faute si je suis bloquée là, moi. Enfin, pas trop... Nan, c'est de la faute à ceux qui ont construit le train! Ils ont pas fait des tuyaux assez grands! Ils auraient pu quand même y penser, que des petites filles allaient rester coincées dedans, c'est évident! Quand je serais sortie d'ici, je leur ferai un procès! ... D'ailleurs, je me suis toujours demandé ce que ça voulait dire... C'est Papa qui disait ça tout le temps... Oh, et puis je m'en moque, parce que je suis coincée dans un tuyau et que si personne vient m'aider, je vais mourir de soif, j'avais vu ça, tiens, qu'on pouvait pas rester plus de trois jour sans boire sinon on meurt de dysédra... dasydhré... déshadry......... on meurt pas ce qu'on a pas assez d'eau! Et après, on se dessèche, et on tombe en poussière, et moi je veux pas finir en poussière, je veux même pas finir du tout, j'ai que 9 ans je suis encore trop jeuuuuuuune! Et puis tout ça, c'est à cause de ce livre! Je vais aussi faire un procès à l'auteur, tiens! Ah mais non, parce qu'il est déjà mort, alors ça sert à rien... Et bien c'est bien fait pour lui, parce qu'il avait qu'à pas écrire des mensonges! Y'a même pas de pays des Merveilles au bout de ce trou, y'a juste une pauvre grille même pas bien vissée que j'arrive pas à atteindre, et ça c'est franchement nul! ... Mais en fait, peut-être que c'est parce que c'est un tuyau, pas un terrier de lapin... Mais c'est pas non plus de ma faute, y'avait pas de terrier au zoo, alors j'ai fait ce que j'ai pu! Et puis au début, je pensais vraiment que c'était un terrier, c'est vrai que c'était bizarre parce qu'il était en hauteur sur le mur et tout rectangulaire, mais je me suis dit que peut-être que le lapin qui y habitait aimait l'archeticture, je sais pas si c'est le bon mot, là, ça sonne bizarre, mais c'est pas grave, je disais donc, qui aimait l'archeticture moderne, et donc c'est pour ça qu'il avait creusé un trou géométrique dans le mur. Mais en fait, c'était pas possible, parce que les lapins ça vole pas, alors j'aurais dû me douter que c'était pas ça... Mais aussi, quelle idée de faire des tuyaux vides! Normalement, un tuyau, ça transporte quelque chose, là, y'a rien dedans! Enfin si, y'a moi, mais je crois pas que ça compte... A moins que ce soit un tuyau fait exprès pour transporter les petites filles? Nan, ça va pas, parce que si c'était le cas, je serais pas coincée dedans comme ça... Mais alors à quoi ça peut bien servir? Faudra que je demande, quand je serais sortie... Si je sors... Mais oui, c'est obligé que j'arrive à sortir, parce que la grand-mère de Njeri elle avait lu dans les lignes de ma main, un jour, et elle avait dit que j'aurais une longue et belle vie, remplie de trucs bizarres, mais belle quand même. Et longue surtout, donc ça veut dire que je vais pas mourir dans un tuyau. Et elle se trompait jamais, je le sais parce que le jour d'avant elle avait prédit à Papa qu'il allait lui arriver un truc trop bien, et juste après, il avait trébuché contre une souche d'arbre. ... Et il était tombé pile le nez sur sa clé USB qu'il cherchait depuis une semaine. Trop bien, non? Mais comme en même temps il s'est foulé le poignet, il était moyennement content en fait. Mais bon, dans tous les cas, ça prouve qu'elle se trompait pas. Elle avait juste oublié de dire à Papa qu'il allait aussi lui arriver un truc pas bien. Moi, je trouve ça génial ce qu'elle fait. Sauf le nom, parce qu'il est trop tordu. Ça s'appelle de la chrimo... Chori... Chariman..."

A ce stade du monologue, il devient peut-être essentiel de préciser pourquoi Alaïs était coincée dans un conduit d'aération, à déblatérer tout ce qui lui passait par la tête, ce qui donnait un résultat pour le moins confus, comme vous aurez pu le remarquer.
La réponse était simple : la veille au soir, elle avait lu "Les Aventures d'Alice au Pays des Merveilles", le célèbre roman absurde de Lewis Carroll. Et c'est à cause de ce noble ouvrage qu'elle s'était mis en tête de passer par une bouche d'aération. Et c'est parce que la bouche d'aération s'était aminci sans crier gare qu'elle était bloquée. CQFD.
Tout le monde a suivi? Très bien, retournons dans le vif du sujet, alors...

... Poisson d'Avril! (alors qu'on est pas en avril, je sais, en plus c'est même pas drôle, mais voilà, j'avais envie de caser ça). Hahahaha, vous y avez cru, avouez! Mais non, je ne vais pas vous laisser patauger avec mes explications vaseuses! C'est parti pour le pavé explicatif!

Tout avait commencé avec ce livre. Alaïs trottinait tranquillement dans les rayonnages de la bibliothèque, quand elle était tombée dessus. Ou plutôt, l'inverse : le livre lui était tombé sur le crâne après avoir mystérieusement glissé d'une haute étagère. Passé le moment d'étourdissement -36 chandelles, bougies et tout le tralala - elle avait ramassé le bouquin qui avait tenté de la tuer, avec la ferme intention de l'envoyer balader bieeeen loin, quand l'image de la couverture avait attiré son regard : on y voyait une petite fille de dos, en train de parler à un gros chat rayé affublé d'un sourire jusqu'aux oreilles et perché sur une branche. Et ça lui avait plu. On ne sait pas vraiment pourquoi, si vous la croisez, vous lui demanderez. Peut-être que le sourire du chat lui avait rappelé celui qu'elle arborait en quasi-permanence quand elle était de bonne humeur, qui sait...
Toujours est-il qu'Alaïs avait emprunté le livre. Et l'avait lu. En une après-midi et une soirée. Sans en décrocher, tellement elle avait trouvé ça passionnant. La petite fille s'était endormie avec des histoires de lapins blancs, de roses blanches peintes en rouge et de bébé se transformant en cochon (elle avait particulièrement apprécié ce passage, sûrement parce que sa plus grande phobie avait toujours été d'avoir une petite sœur ou un petit frère). Et elle avait fait de merveilleux rêves dans lesquels elle prenait la place d'Alice, qu'elle trouvait un peu trop cruche et trop peu réactive, et vivait les mêmes aventures qu'elle, mais de façon beaucoup plus énergique.

Jusque là, tout allait bien. Et d'ailleurs, rien de tout ce qui va suivre ne serait arrivé si Alaïs n'était pas aussi naïve, et n'avait pas une imagination aussi débordante.
Malheureusement, Alaïs étant Alaïs, les choses commencèrent à déraper dès qu'elle mit un orteil hors de son lit.
Pour commencer, à peine levée, elle se planta devant sa petite armoire et choisit une robe bleu ciel. Ensuite, elle fila du côté du wagon-restaurant, chaparda un pain au chocolat, ainsi que le tablier tout juste sorti du pressing d'un apprenti-cuisinier. Ceci fait, elle se réfugia dans sa cachette secrète la plus proche, à savoir le dessous de la table n° 13, qui n'était jamais occupée, non pas par superstition mais parce qu'elle était très bancale. Là, elle avala son pain au chocolat et enfila le tablier blanc sur sa robe bleu ciel. Le but étant évidemment de ressembler le plus possible à cette cruche d'Alice. A vrai dire, le résultat n'était pas franchement convaincant : la robe était trop courte et disparaissait entièrement sous le tablier trop grand pour elle et dans les pans duquel elle manquait de se prendre les pieds à chaque pas.
Mais la gamine ne s'en formalisa pas. Après tout, le plus important n'était pas le déguisement : ce dont elle avait absolument besoin pour arriver dans le Pays des Merveilles, c'était un terrier. Un terrier de lapin.
Elle chercha durant toute la matinée. Dans tous les wagons, sans exception. Plus particulièrement celui du zoo, cela paraissait logique après tout, on y trouvait des lapins. Malheureusement, les lapins en question étaient enfermé dans une cage, plutôt spacieuse, et bien aménagée, avec du foin, de l’herbe, et tout ce dont un lapin avait besoin pour être heureux. Mais cela restait une cage, et même le plus costaud des lapins aurait eu du mal à creuser à travers l'acier du sol.
Après trois heures de recherche intensive, Alaïs était sur le point de baisser les bras. Appuyée contre le mur, fatiguée d'avoir couru partout, elle reprenait doucement son souffle, et c'est là qu'elle avait levé la tête. Et c'est là qu'elle avait aperçu le conduit d'aération. Et c'est là que son petit esprit inventif avait décidé que ce trou dans le mur était le fruit des efforts d'un lapin, et que donc c'était ce qu'elle cherchait depuis des heures. Et c'est là que ça avait vraiment commencé à dégénérer.

Pour atteindre le conduit qui se trouvait à deux bons mètres du sol, la petite empila une chaise, une valise qui traînait par là, un caisson de bois vide qui avait du servir à transporter on-ne-sait-quoi et enfin, un mince tabouret branlant qui devait dater de la première guerre mondiale.
Comment a-t-elle réussi à escalader tout ça sans se rompre le cou, mystère.
Quoi qu'il en soit, elle finit par se hisser dans le conduit, un sourire jusqu'au lèvres. Il mesurait 60 bons centimètres de large, et la moitié de haut. Plus qu'assez pour permettre au poussin de ramper sans difficulté dedans.
Alaïs s'était donc enfoncé dans le conduit, les yeux déjà brillants à l'idée de se retrouver dans une petite pièce avec une petite table et dessus la fameuse bouteille : ''Drink me".
Forcément, elle n'y était jamais arrivé. Et par dessus le marché, le conduit s'était rétréci petit à petit, jusqu'à mener à cette situation critique.
Retour donc à l'action.
A savoir, Alaïs qui parle, parle, parle et parle encore, pour la simple et bonne raison qu'elle n'a rien d'autre à faire, bloquée dans une bouche d'aération. Et aussi parce que ça la rassure d'entendre sa propre voix, elle se sent moins seule (ce qui est totalement absurde, nous sommes d'accord, mais personne n'a jamais dit que la gamine devait être logique). Et puis ça la distrayait, et lui évitait de broyer du noir. Et puis de toute façon, la plupart des gens se mettent à se parler quand ils sont vraiment seuls, non? Je suis la seule dans ce cas?

***

" ... Chiro... Je suis sûre que ça commençait comme ça! Je vais le trouver, je vais le trouver... Chiropra... Nan, c'est pas ça... Ça m'énerve de pas trouver... mais au moins, ça m'occupe pendant que je suis coincée.... Je me demande si quelqu'un va s'apercevoir que je ne suis pas là? ... Peut-être pas tout de..."

C'est à ce moment précis que la ventilation se mit en route pour une raison obscure. Provoquant un énorme bruit de soufflerie dans le conduit. Tellement énorme qu'on aurait pu croire qu'une micro-tornade venait de faire son apparition. D'autant qu'il y avait le vent qui allait avec. Alaïs n'eut pas le temps de comprendre ce qui se passait, mais ce qui est sûr, c'est qu'elle eut peur. Très peur.
Un instant, on avait une petite fille aux cheveux bleus terrorisée dans son conduit d'aération. L'instant d'après, un petit poussin était violemment expulsé du tuyau par la force de la ventilation. Faites-le lien.

C'est donc sous sa forme de poussin que Alaïs fit connaissance avec la présidente des 2nd Class, la célèbre et redoutée Noah Wersinger. Si l'on veut être exact, précisons que le conduit par lequel Alaïs avait jailli se trouvait juste au dessus de la porte de la cabine du conducteur. Et que Noah se trouvait juste en dessous.
Résultat : le poussin rebondit sur la tête de la jeune fille, tenta vainement quelques battements d'ailes, avant de s’écraser sur le sol avec la grâce d'une crêpe retombant après avoir collé au plafond pendant quelques jours.
POF! Piouuuuu! PLAF! Piouuuuuu!
Ceci résume à peu près la situation décrite ci-dessus.

Une fois sur ses pieds, euh, ses pattes, excusez-moi, Alaïs se retourna vers la jeune fille qu'elle avait à moitié assommée, l'air penaud. Pour autant qu'un poussin puisse avoir l'air penaud.
Elle émit un petit "piouh" assez pathétique, avant d'adresser un sourire à la jeune fille. Pour autant qu'un poussin puisse sourire.
Et puis resta bêtement là, à regarder la présidente des 2nd Class du haut de ses 15 centimètres, ses petits yeux noirs rieurs amicalement fixé sur la jolie Noah, inconsciente que celle-ci ne pouvait pas voir les 1st Class en peinture, et encore moins en live et sous leur forme animale.
Pour un peu, le poussin se serait frotté à sa jambe tellement il était content de voir une personne en chair et en os après avoir été bloquée si longtemps dans une sinistre bouche d'aération.
Dommage que la première personne que notre petite Alaïs ait croisé soit la dernière personne qui ait pu avoir envie de la voir...


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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet. [Noah+Alaïs+Elena] Dim 29 Mai - 7:22

Avec un silence presque irréel, la porte coulissa sur ses gonds. Noah sentit sa respiration se couper et ses jambes devenir moite à l'idée de ce que pouvais signifier le fait d'entrer dans ce lieu interdit. Toutefois elle se ressaisie vite, elle n'avais pas le temps de songer à tout ça. Elle avait pris sa décision et elle allait s'y tenir. Secouant sa tête pour chasser les derniers de sa sueur froide, elle s'apprêta à franchir la porte …

POF! Piouuuuu! PLAF! Piouuuuuu!

La scène se déroula au ralentis. Noah écarquilla les yeux en voyant un tuyau éjecter une balle de tennis dans sa direction. Ce n'est qu'au moment où cette balle la frappa entre les deux yeux que la demoiselle se rendit compte que ça n'en n'était pas vraiment une mais plutôt un animal. Tandis que Noah tombai en arrière, elle songea que le seul truc jaune et petit faisant piou à l'impact pouvait être un canaris.
Le sol de fer lui heurta durement le dos et elle roula sur le cotés pour se relever le plus rapidement possible. Le fait qu'un canaris puisse la mettre à terre d'un seul coup blessa cruellement son égo. En réponse elle décida donc immédiatement de passer cet incident sous silence pour sa vie futur, voir même de l'oublier purement et simplement. Ce n'est qu'une fois cette décision prise qu'elle posa les yeux sur l'objet de sa honte. La boule de plume la regardait fixement.

« Piou. »

Enfaite vue correctement et de près, ça ressemblait plus à un poussin qu'un à canaris songea Noah tandis que la bestiole se frottait contre sa jambe sans doute mue par son stupide instinct. La demoiselle se dépoussiérera rapidement et s'accroupit devant le machin jaune.

« Alors t'es quoi toi ? Un poussin échappé ? Un first ? »

Pas de réponse, du moins compréhensible pour elle. En même temps, elle parlait à un poussin, elle s'attendait à quoi ? Une réponse ? Une dissertation sur l'oeuf et la poule ? Noah soupira et posa un doigt sur la tête de la bestiole, appuyant un peu dessus.

« Je fait quoi ? Je te tue pour pas prendre de risque ? Ou j'attends de voir si tu reprend ta forme humaine ? Ou je te laisse là peut-être ? »

Soudain d'un geste rapide elle attrapa l'animal au creux de sa main comme pour le broyer et le fixa intensément, prenant sa décision. Quelques secondes s'écoulèrent et doucement Noah desserra sa prise laissant le poussin respirer de nouveau, toujours sans un sourire et le plaça sur sa tête.

« Je te garde avec moi pour le moment. S tu est une de ces horreurs, je te tuerai sans ciller que ce soit bien clair. Sinon j'ai rien contre les animaux, je ne suis pas Allans tu sais … »

Elle soupira derechef. Même si elle passait son temps à tuer des first, elle ne détestait pas vraiment les animaux, a vrai dire elle les trouvait même moins embarrassant que les humains sur de nombreux points. A commencer qu'ils ne répondaient jamais et donc qu'elle pouvait couper la conversation quand elle voulait. Quoi que celui sur sa tête avait une petite propension à dire des pious à tout vas, peut-être que ça finirai par l'agacer et qu'elle l'abandonnerai quelque part …

« Bref, bouge pas de la haut en attendant ou je prendrai ça pour une tentative de fuite et j'agirai en conséquence, compris le bourre-pif jaune ? Tu m'accompagnes, on vas voir le grand patron de ce n'importe quoi, enfin … Je devrais dire la patronne je suppose. »

Il fallait aussi avouer qu'au fond, Noah appréciait l'idée de pas faire face seul à l'inconnu. Même si c'était un poussin qui lui servait de compagnon. Elle fronça les sourcils en songeant qu'elle cherchait du réconfort auprès d'une boule de plume de 15 centimètres de haut. Mais malgré cette réticence elle la garda, se trouvant l'excuse qu'il lui fallait au moins contrôler si il s'agissait d'un first ou non. Car c'était belle et bien une excuse.

C'est une Noah nouvellement déterminée et un peu plus sûr d'elle, grâce un poussin jaune vif, qui entra donc dans le compartiment interdite. Espérant de tout son cœur trouver ce qu'elle était venue chercher. Le conducteur.

(Désolée du retard … J'ai un peu été débordé par les révisions d'avant BAC d'où une chute enorme de mon activité, mais j'essaie quand même de me connecter de temps en temps pour regarder et dans ce cas là, j'ai pu enfin répondre. Merci de ta patience.)
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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet. [Noah+Alaïs+Elena] Dim 29 Mai - 10:54

" Rien n'égale en longueur les boiteuses journées,
Quand sous les lourds flocons des neigeuses années
L'ennui fruit de la morne incuriosité,
Prend les proportions de l'immortalité." Charles Baudelaire


Les minutes s'écoulaient doucement et à présent, le tic-tac incessant de l'horloge de l'infirmerie résonnait dans la pièce vide, où seule se trouvait Elena, fumant paisiblement à la fenêtre ouverte. La journée était chaude et affreusement monotone. Personne ne devait plus s'ennuyait que la jeune russe à bord du Cindrella. Elena détestait s'ennuyer ou ne rien faire. Ça la faisait réfléchir à des choses qui lui faisaient mal.

* Le Cindrella fait bientôt escale en Russie... Et si je descendait? Si je retournais au village? Si j'affrontais enfin, après 4 ans de cache-cache, les regards des miens? Prendre le risque de me faire marier de force à un idiot du village? Non, non, je ne peux pas. Rend toi à l'évidence Elena. Tu n'ai pas assez courageuse pour ça.*

Pourtant, l'idée était douce. Elle se détestait d'avoir abandonné ses trois frères à cette vie si insipide qu'elle avait vécue si longtemps avant de s'enfuir. L'idée était douce. Mais elle la chassa après quelques minutes de réflexions. L'idée était surtout stupide.

Elle resta donc là, à fumer et réfléchir, en attendant misérablement que quelqu'un tombe dans des escaliers. Puis soudain, après une heure à patienter, une idée encore plus stupide lui vient à l'esprit. Aller jusqu'à la tête du train. Cela lui permettrait de réaliser deux de ses micro-rêves: fumer là bas, et rencontrer le Conducteur. Faire d'une pierre, deux coups comme diraient certains. Mais Elena se contentait de dire: "Faire deux choses en même temps". Elle se leva donc brusquement et sortit de l'infirmerie en trombe, non sans avoir laissait un mot sur la porte pour indiquer qu'elle n'était pas là mais qu'on pouvait toujours la joindre avec son biper ou son portable, puis elle se mit en route.

Elle décida de se promener un peu avant, inconsciemment pour ne pas se diriger comme une folle à la tête du Cindrella. Ainsi, elle respira les effluves amères du Cyber-Café, elle s'engouffra dans la quiétude de la Médiathèque du Wagon Multimédia. Elle s'arrêta pour écouter les notes de la salle de musique du Wagon Culturel. Elle résista à la tentation de s'asseoir au bar du Wagon éponyme. Mais, l'idée devenait de plus en plus intéressante de secondes en secondes, à la manière d'une bulle de savon qui ne cesse de grossir. Alors après une demi-heure de tentative de distraction vaine, Léna céda à la tentation et se dirigea vers la tête du train.

A mesure qu'elle s'enfonçait dans les entrailles du Cindrella, le brouhaha habituel s'estompa pour laisser place à un silence étrange. On entendait que le bruit des pas et la respiration saccadé des quelques personnes qui s'aventuraient si loin. Le bruissement d'ailes d'un 1st volant. Rien d'autre. Ce silence soudain frappa Elena de plein fouet. Depuis combien temps n'avait-elle pas pue entendre son cœur battre dans sa poitrine aussi fort?

Si le bruit se faisait rare, ce n'était malheureusement pas le cas des Controllers qui semblaient plus nombreux dans cette partie du train que dans tout le reste du Cindrella. Plusieurs fois, Elena due d'engouffrer dans une salle vide pour échapper à un d'eux.

Quand elle arriva à la tête, elle lâcha un soupir. Elle fouilla dans sa poche, en sortit une cigarette et son briquet et l'alluma avec soulagement. Elle allait commencer à en prendre une bouffée quand des "Piou Piou" hystériques et aiguës se firent entendre. Elena écrasa rapidement sa cigarette et se dirigea en trombe vers l'endroit d'où s’échappaient les bruits.

Elle ouvrit la porte en grand et tomba nez à nez avec Noah, la Présidente des 2nd qui semblait sur le point d'écraser une chose difforme et jaune. Elena écarquilla un peu les yeux avant de se rendre compte que c'était un minuscule poussin que sa Présidente avait attrapée. Elle réfléchit un instant et découvrit avec stupeur qui était le poussin.

-Stop! Arrêtez ça! C'est une filette! Elle a 9 ans, Madame la Présidente! Lâchez là!

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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet. [Noah+Alaïs+Elena] Ven 3 Juin - 13:43

Alaïs-poussin regarda amicalement la jolie jeune fille s'accroupir pour se mettre à son niveau. C'était vraiment gentil de sa part. La gamine avait tendance à se sentir un peu trop petite en temps normal, alors sous sa forme animale...

« Alors t'es quoi toi ? Un poussin échappé ? Un first ? »

Une lueur d'incompréhension s'alluma dans ses petits yeux noirs. Même si elle avait été en mesure de parler, elle n'aurait pas été sûre de la réponse à donner. Il faut dire que si Alaïs avait fini par réaliser que le train était en guerre, elle n'avait toujours pas assimilé qui se battait contre qui, et surtout dans quel camps elle était. Résultat, elle gambadait en toute inconscience dans n'importe quels wagons, et se retrouvait neuf fois sur dix dans des situations improbables.
Mais là, la fille avait l'air tellement gentille, il ne pouvait pas y avoir de problème, si?
Le poussin ferma les yeux quand Noah posa son doigt sur le haut de son crâne. Si elle avait été un chat, nul doute qu'elle se serait mis à ronronner joyeusement.

« Je fait quoi ? Je te tue pour pas prendre de risque ? Ou j'attends de voir si tu reprend ta forme humaine ? Ou je te laisse là peut-être ? »


Alaïs mit quelques temps à assimiler les paroles de la jeune fille. Peut-être parce qu'elle était sous sa forme de poussin et que les poussins n'étaient pas connus pour être très rapides à la détente. En fait, son cerveau buguait tout particulièrement sur le mot "tuer". Tuer. Un mot si laid, si dur, si froid dans la bouche d'une fille à l'air si gentil (oui, Alaïs n'avait jamais été très douée pour juger les gens...).
Décidément, ça n'allait pas. Elle ne s'adressait sûrement pas à elle. Le poussin allait se retourner pour vérifier qu'il n'y avait personne derrière elle à qui auraient pu être destinés les paroles, mais elle n'en eut pas le temps. Une main se referma à une vitesse impressionnante sur son petit corps, compressant ses minuscules poumons à la capacité déjà faiblarde. Les quelques instants qui suivirent furent un peu confus, étant donné qu'Alaïs cessa momentanément de faire attention à ce qui l'entourait pour se concentrer sur une tâche beaucoup plus vitale : respirer.
Elle se retrouva donc soudainement en hauteur sans savoir comment exactement elle était arrivée ici.

« Je te garde avec moi pour le moment. Si tu est une de ces horreurs, je te tuerai sans ciller que ce soit bien clair. Sinon j'ai rien contre les animaux, je ne suis pas Allans tu sais … »

Alaïs déglutit. Elle avait essayé de l'étouffer. Elle disait qu'elle allait la tuer... Mais, en fait, elle était méchante! La gamine sentit les larmes lui monter aux yeux. Simple impression, bien sûr. Les poussins ne peuvent pas pleurer. Heureusement, d'ailleurs, car dans le cas contraire Alaïs serait bien capable de se noyer dans une piscine formée par ses propres pleurs, et ce serait franchement bête comme mort.
En revanche, un poussin savait très bien claquer des dents. Enfin, du bec. Ce qu'elle ne se priva pas de faire. Parce que là, elle avait vraiment très peur. D'abord parce qu'elle avait vaguement le vertige - 1m70, ça faisait quand même haut pour un poussin - et surtout parce qu'elle ne voulait pas mourir si jeune, pas après avoir réussi à sortir de ce tuyau où elle pensait finir ses jours, c'était vraiment trop bête. Si elle avait été sous sa forme humaine, Alaïs serait sûrement repartie dans un monologue désespéré entrecoupé de sanglots. Là, elle se contenta de claquer du bec encore plus fort.

« Bref, bouge pas de la haut en attendant ou je prendrai ça pour une tentative de fuite et j'agirai en conséquence, compris le bourre-pif jaune ? Tu m'accompagnes, on vas voir le grand patron de ce n'importe quoi, enfin … Je devrais dire la patronne je suppose. »


Les mots firent leur effet. Le poussin arrêta net de claquer du bec et se raidit, avant de s'immobiliser totalement, comme un soldat au garde à vous. Notez que si le soldat a déjà l'air notoirement bête dans cette position, le poussin, lui, est totalement et définitivement ridicule à souhait.
Et puis, tout au fond de son cerveau tétanisé par la peur, une petite parcelle de sa fierté s'indignait. "Bourre-pif jaune" ? Comment osait-elle traiter un noble poussin au pelage soyeux et aux magnifiques yeux noirs brillant d'une jolie lueur (vaguement niaise) ainsi?
Cependant, la peur l'emportant de loin sur son amour-propre, Alaïs garda sa remarque pour elle et resta plantée sur le crâne de la présidente des 2nd (qu'elle n'avait toujours pas identifiée).
C'est à ce moment qu'elle entendit :

Stop! Arrêtez ça! C'est une filette! Elle a 9 ans, Madame la Présidente! Lâchez là!

Oubliant sa décision de jouer les statues, le poussin se retourna instinctivement. Et faillit pleurer. De joie, cette fois.
C'était Elena! Elena qui venait la sauver des griffes du monstre à tête d'ange qu'était cette inconnue!
Elle ne put retenir un "Piou!" de soulagement.
Maintenant, tout allait s'arranger. Elena était suuuuper gentille, ça elle ne était sûre. Elle ne laisserait pas la fille-monstre lui faire du mal.
Alaïs était tellement heureuse qu'elle mit quelques secondes à réaliser que tout son corps était parcouru de picotements.
Signe qu'elle n'allait plus tarder du tout à reprendre sa forme initiale. Écrasant par la même occasion la fille.
Pendant quelques secondes supplémentaire, Alaïs débattit avec elle même sur la question "faut-il écraser la méchante fille?". Avec un peu de chance, cela l’assommerait, et la petite aurait le temps de filer. Mais en même temps, si le poussin ratait son coup, la fille serait furieuse et elle voudrait encore plus réduire la petite en chair à saucisse, ce qui n'était pas une perspective très engageante...
Sentant les picotements s'intensifier, Alaïs accéléra la prise de décision. Elle écraserait la fille une autre fois.
Et elle sauta. Je vous rappelle au passage qu'un poussin ne sait pas voler. La gamine l'oubliant toujours, elle tenta vainement de battre de ses ailes trop courtes, avant de s'écraser glorieusement au sol. POF! Deux fois en une journée, ça commençait à faire beaucoup. Mais la petite n'eut pas le loisir de se lamenter en pioupioutant furieusement : la transformation se manifesta presque immédiatement et une petite fille aux cheveux bleus entièrement nue remplaça le petit volatile.
Alaïs secoua la tête histoire de se remettre les idées en place. Son regard tomba ensuite sur la présidente des 2nd. Gloups. La fillette ne soutint pas deux secondes le regard de glace de la jeune fille avant de craquer :

- Jesuisvraimentdésolée! J'ai pas fait exprès d'arriver sur ta tête, j'espère que tu ne t'es pas fait mal en tombant! Et... et... s'il te plaît ne me tue pas jesuistropjeunepourmourir!

Sur ce grand discours éloquent, Alaïs se recroquevilla sur elle-même et afficha sa bouille la plus craquante - yeux de chiots larmoyants compris - dans l'espoir d'échapper au courroux qui promettait d'être terrible.
Ensuite, elle se rappela de la présence d'une alliée en la personne d'Elena, et lui adressa un regard implorant, que l'on pourrait traduire par "Pitié sors moi de ce guêpier!".

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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet. [Noah+Alaïs+Elena] Sam 4 Juin - 6:22

-Stop! Arrêtez ça! C'est une filette! Elle a 9 ans, Madame la Présidente! Lâchez là!

Petit instant de flottement. Lachez ? Fillette ? De quoi on lui parlait ? Et surtout qui parlait d'ailleurs ?

Lâchant pour la énième fois la poignée de la cabine du conducteur, où elle n'arriverai décidément pas à rentrer. Noah se retourna donc lentement pour admirer la nouvelle venue, car oui, il s'agissait bien d'une voix féminine. Elle reconnu très vite la jeune femme présente dans l'encadrement de la porte. Elena Diana Mihlecovitch, le médecin des secondes class. Le reste vint alors tout naturellement se mettre en ordre dans son l'esprit, surtout en entendant un piou au dessus d'elle qui lui rappela désagréablement la présence du machin jaune, piou dans lequel on aurait presque put reconnaître une note de … soulagement ?

Comme à son habitude l'infirmière avait la clope au bec et était vêtu de sa traditionnel blouse blanche. Toutefois pour Noah, tout cela faisait figure de détail. Le doute qu'elle avait eu au sujet de la nature du poussin venait d'être balayer par les paroles de l'infirmière et la sanction à l'égard des first était toujours immédiate et sans exception.

Au moment même où Noah levait la main pour attraper de nouveau le poussin, qui c'était à trembler d'une manière quelque peu étrange, celui-ci se jeta du haut de son crâne. Noah put ainsi l'observer pendant une fraction de seconde battre des ailes de la manière la plus crétine qui soit, avant de tout simplement s'écraser au sol. A ce moment là le moyen d'en finir le plus rapidement aurai été de lever le pied et de l'abattre violemment sur l'oisillon, toutefois Noah n'eus pas le temps de se mouvoir avant que la transformation s'accomplisse en sens inverse.

C'est seulement à ce moment là que Noah analysa plus en profondeur les paroles de l'infirmière. Ou plutôt entendit réellement ce qu'avait dit l'infirmière. En effet, outre le fait que l'oisillon était un first, seul chose que Noah avait d'abord retenue de l'apostrophe, Elena avait aussi dit qu'il s'agissait d'une fillette, ce que la présidente pouvait maintenant se rendre totalement compte. Le poussin était devenue une enfant nue a la chevelure d'un bleu splendide. Ses cheveux était d'ailleurs si long qu'il cachait presque entièrement sa nudité.

C'est uniquement devant ce spectacle que Noah marqua une hésitation. Elle avait déjà tué, souvent même, sans doute trop. Mais jamais, jamais un enfant n'avait été impliqué dans cette guerre, pas à sa connaissance, pas d'une manière aussi flagrante avec comme unique possibilité une fin tragique. Certes, elle avait déjà réfléchis à la question, lorsque que la purge viendrai et qu'il faudrait éliminer tout les first, les enfants seraient aussi compris … Et elle le ferai, sans remord ni hésitation car c'était nécessaire pour leur survie, pour sa soeur, pour sa vengeance … Mais … C'était trop tôt. Avec cette fillette devant elle, Noah se rendait compte que quelques part au fond d'elle, elle n'avait jamais souhaité que cette époque maudite arrive. Désir ô combien égoïste, dissimulé, mais présent malgré tout.

Noah gardait son regard rivé sur l'enfant, incapable de se décider, d'agir comme elle le devrait. Ce fut la voix de la fillette qui la tira de son immobilisme. Elle lui rappelait quelques part celle qu'avait eu sa sœur, à une époque bénie où les first ne faisait pas encore parti de leurs vies ...

- Jesuisvraimentdésolée! J'ai pas fait exprès d'arriver sur ta tête, j'espère que tu ne t'es pas fait mal en tombant! Et... et... s'il te plaît ne me tue pas jesuistropjeunepourmourir!

Quelque part c'était risible comme la situation avait dégénéré. Mais Noah ne riait plus depuis longtemps. Elle n'avait pas le choix, sortit de sa torpeur, il était temps de prendre une décision. Et la présidente n'avait pas le droit de flancher, elle représentait le modèle que tous devait suivre. Tout soupçon d'égoïsme se devait d'être balayé en même temps que ses ennemis, tel était son devoir. Pour sa soeur, pour les seconds class, pour son amour, pour le bien de tous.

Noah serra les dents en dégainant lentement sa lame. Levant la tête elle regarda Elena.

« N'intervient pas. Tous les first doivent être exterminés, tous. Son intonation devint cassante pendant un instant mais elle se reprit immédiatement. C'est un ordre direct ! »

Sa voix était de glace, son regard de givre, sa détermination aussi froide que la neige. Elle n'était pas en colère. Elle n'était pas heureuse. Elle ne jubilait pas, ne pleurait pas, n'hésitait pas. Elle n'était rien si ce n'est le bras vengeur qui purifierai le monde du mal. Elle était le salut de tout au prix de sa damnation éternel. Ce qu'elle faisait n'était pas excusable, elle le savait, et accepterai de payer le prix de ses agissements. En tuant cet enfant, c'était elle qu'elle tuait quelques part. Mais cela n'avait pas d'importance. Ce qui importait c'était le poids de son sabre dans sa main. C'était d'être rapide et précis pour ne pas faire souffrir la fillette. Elle lui devait au moins ça.

Noah leva ses deux bras, plaçant son sabre de manière à trancher directement la gorge de sa victime. La fillette n'était pas dangereuse en soit, mais dans 10 ans ? Dans 20 ans ? Et quand bien même elle resterait inoffensive, elle propagerai forcément sa maladie un jour où l'autre. Noah ne pouvait pas le permettre.

Elle n'hésita à aucun moment. Ne trembla pas. Et abatis son sabre comme elle l'avait toujours fait, avec élégance, prestance et efficacité.

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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet. [Noah+Alaïs+Elena] Sam 4 Juin - 14:54

Elena avait du mal à respirer. Elle avait des petites taches devant les yeux. Elle écrasa rapidement la cigarette qui pendait à ses lèvres et mit machinalement sa main dans la poche droite de sa blouse. Elle effleura avec soulagement la crosse de son pistolet à seringues qui se trouvait dans la dite poche. Elena essaya sans grand succès de calmer le sifflement de sa respiration. Elle connaissait sa Présidente et elle savait surtout comme cela risquait de finir. Noah l’observa avec indifférence avant de se retourner vers la version poussin d’Alais qui ne cessait de pioupioutait de soulagement. La Présidente allait l’attraper quand le poussin fut pris de tremblement apparemment incontrôlable. L’animal sauta de la tête de Noah et quelques secondes plus tard, une petite fille avec des cheveux bleus d’une longueur hallucinante prenait sa place.

Elena se précipita sur la fillette, nue comme un ver, qui semblait lutter contre les larmes qui menaçaient de sortir de ses grands yeux bleus. Ne faisant pas attention à sa Présidente, qui apparemment était en proie à un débat mental fort intéressant, Elena examina Alais rapidement, détecta quelques hématomes superficiels à plusieurs endroits sur le corps chétif de la gamine. Elle hésita à sortir sa trousse de premier secours. Après tout, la Présidente paraissait d’une humeur massacrante. Elle se promit de s’occuper de la fillette plus tard. Elle allait l’examinait de plus près quand Alais craqua :

-Jesuisvraimentdésolée! J'ai pas fait exprès d'arriver sur ta tête, j'espère que tu ne t'es pas fait mal en tombant! Et... et... s'il te plaît ne me tue pas jesuistropjeunepourmourir!

Finissant son discours, la petite se recroquevilla sur elle-même avant de lancer un regard implorant à Elena. Celle-ci lui adressa un sourire qu’elle voulait un minimum réconfortant. Elena allait se lever quand elle entendit le bruit d’une lame que l’on dégaine. Léna se retourna vivement et vit sa Présidente dégainait son sabre. Elena se leva comme ci elle venait d’être piquait par une anguille électrique. Et commença à parler à un débit très rapide :

-Madame la Présidente, réfléchissez un instant. Elle a 9 ans, aucun moyen de défense. Quelle est le bénéfice à la tuer ? En quoi représente t-elle une menace pour nous ? Vous avez une sœur ! Pensez un instant à elle. Laissez cette enfant vivre. Elle ne représentera peut-être jamais une menace. Laissez-lui une chance. Ne la tuez pas. Elle ne vaut pas la peine que vous endommagiez votre âme de la sorte. Je vous en pris...

Elena était étonnée par le ton implorant avec lequel elle avait parlé. Noah la regarda en serrant les dents et elle déclara

-N'intervient pas. Tous les first doivent être exterminés, tous. C'est un ordre direct !
Le ton était cassant, déterminé. Elena se mit à réfléchi à vitesse grand V, tout en reculant vers la porte de la pièce où elles se trouvaient. Elle ne pouvait pas regarder Alais se faire trancher la gorge par Noah. Elena respira profondément avant de sortir délicatement son fusil de sa poche. Noah était trop fixer sur Alais pour se préoccuper de Léna. Elle visa donc la main de sa présidente.

Le sabre s’éleva au dessus de la tête de la jeune femme. La lame s’abattit sur la chétive 1st. Précise. Rapide. Mortelle. Surtout mortelle. Avec une vitesse sidérante, la russe éleva son pistolet et tira sur la main de sa Présidente. La lame du sabre s’arrêta à quelques centimètres de la gorge d’Alais.

-Je suis désolée madame, mais je ne pas vous laissez lui faire ça.


Elena avait du mal à respirer. Elena venait de s'interposer face à sa Présidente. Pour la première fois, elle avait peur. Parce que sa vengeance serait terrible.


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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet. [Noah+Alaïs+Elena] Dim 12 Juin - 6:01

Alors qu'elle se concentrait de toute ses forces dans l'espoir d'envoyer un SOS télépathique à Elena, Alaïs fut interpelée par un léger bruit, à peine audible. Si la fillette avait été un minimum expérimentée en matière d'armes, elle aurait reconnu le chuintement caractéristique d'une lame sortant de son fourreau. Mais elle avait beau côtoyer tous les jours des individus armés jusqu'au dents, les objets tranchants, contondants, etc. l'intéressaient à peu près autant que le régime alimentaire des escargots d'Amérique du Sud, autrement dit un intérêt absolument nul.
C'est ainsi qu'en tournant la tête, elle aperçut au dernier moment le sabre levé au dessus de sa tête, et alors que l'arme plongeait à toute vitesse vers son petit cou délicat, la seule réflexion qu'elle se fit - et qui risquait fort d'être la dernière de sa courte vie - fût qu'en fait, elle était bien arrivée au Pays des Merveilles, mais qu'elle avait eu la malchance de tomber directement sur la Reine de Coeur et que celle-ci avait immédiatement ordonné son exécution. Elle n'aurait nullement été étonnée d'entendre la jeune fille brailler "Off with her head!". C'était donc sur cette pensée fort judicieuse qu'elle allait finir sa vie. RIP, Alaïs. Au moins, elle était morte sans avoir eu le temps d'avoir vraiment peur.

Crispée jusque dans le petit orteil, les yeux fermés de toutes ses forces, Alaïs finit par se dire que ça tardait un peu beaucoup trop, en comparaison avec la vitesse à laquelle la lame avait fusé. A moins qu'elle ne soit déjà morte?
Elle se risqua à entrouvrir une paupière, et tout ce qu'elle vit fut un bout du sol métallique du wagon. Ce détail n'ayant rien de très évocateur, elle s'aventura à ouvrir le deuxième œil, sans que la vision n'évolue beaucoup. Elle finit par comprendre qu'elle avait instinctivement baissé la tête, et qu'elle ne verrait pas grand chose d'autres que la poussière du sol tant qu'elle ne la relèverait pas.
Dans un éclair de courage (chacun sa notion du courage, hein), elle osa alors redresser le cou, et le regretta immédiatement. Car à sa droite, à quelques centimètres à peine de sa gorge, se tenait la lame en métal brillant qui avait failli lui ôter la vie quelques secondes plus tôt. De nouveau aussi raide qu'un mammouth congelé depuis quelques millénaires, la gamine sentit une vague de panique la recouvrir. Fort heureusement, elle avait toujours été bonne nageuse. Et si elle n'avait pas compris grand chose à la situation, le peu d'instinct de conservation qu'elle possédait lui hurla un conseil qu'elle s'empressa d'appliquer : "Courage, fuyons!"

Elle entendit à peine la phrase d'Elena, trop occupée à s'éloigner douuucement, sans gestes brusques, du sabre. Centimètres par centimètres, elle rampa jusqu'à se retrouver à la distance raisonnable d'un mètre de la terrible lame.
Là, elle se préoccupa un peu plus du contexte dans lequel elle se trouvait, ayant manqué quelques épisodes.
La Reine de Cœur était toujours debout, le sabre abaissé, et un truc bizarre planté dans la main. Elena était debout aussi, près de la porte, un truc bizarre dans la main -mais pas planté, hein, elle le tenait - et l'air absolument terrifié. La petite fille la comprenait tout à fait, d'ailleurs. Parce que la Reine n'avait franchement pas l'air ravi.
Et puis il y avait elle, toujours aussi nue, toujours aussi sans défense, toujours aussi paumée, toujours aussi inutile. Surtout inutile. Et quand même un peu moins paumée. Parce qu'elle avait compris que Elena venait d'attaquer la Reine pour la défendre. Et donc que la Reine risquait d'être trèèèès fâchée contre Elena. D'un point de vue objectif, elles étaient à deux contre une. Mais vu qu'Alaïs ne servait absolument à rien et qu'Elena n'avait pas l'air en forme, la domination n'était pas si évidente que ça. En clair, la situation risquait de dégénérer. Il fallait faire quelque chose pour décoincer le schmilblik. Mais quoi?

Alaïs se mit donc à passer en revue toutes ses compétences, ses talents, ses qualités. Elle nageait aussi bien qu'un poisson. Mais même les poissons ont besoin d'eau pour ça, et dans ce petit wagon quasi-vide, c'était pas gagné. Elle lisait très bien pour son âge. Sauf que lire sans livres, c'est légèrement compliqué, et puis de toute façon, elle était quand-même assez lucide pour comprendre que lire une histoire à la Reine Cœur n'allait pas adoucir ses mœurs.
Et puis c'est là qu'elle eut une illumination. La domaine où Alaïs était sûrement la plus compétente, c'était le stalking, ou plutôt, le collage. Pas dans le sens où elle était très douée pour coller des bouts de papier entre eux, dans le sens où elle collait les gens avec un talent indéniable (ceux qui pensent que cela n'a rien d'un talent peuvent aller voir en Antarctique si elle y est).
Elle mit donc immédiatement son plan -qui ne méritait absolument pas ce nom, nous sommes d'accord- en application.
Elle se releva, prit son élan et se jeta sur la Reine de Cœur. S'agrippa à sa taille en englobant le bras qui tenait la lame avec. Enroula ses petites jambes autour de celles de la jeune fille. Mission saucissonnage express réussie.

Nul doute que désormais, la Reine aurait du mal à se mouvoir avec sa grâce habituelle, étant donné qu'elle avait une espèce de petit parasite accroché à sa taille. Et la gamine avait suffisamment d'expérience pour tenir relativement longtemps. Le moment était idéal pour qu'Elena lance un attaque. Bien sûr, Alaïs n'avait pas réfléchi jusque là.
Elle se contenta d'asséner sur un ton buté à celle qu'elle avait définitivement assimilé comme la terrible Reine du Pays des Merveilles :

- Votre Majesté, je ne vous lâcherai pas tant que vous n'aurez pas lâché ce.. ce truc coupant, là!


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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet. [Noah+Alaïs+Elena] Lun 13 Juin - 11:53

C'était finie. Elle avait franchie nouvelle ligne en abattant son sabre. Loin d'elle l'idée de dire qu'elle était pure, mais ce qu'elle venait de faire était au delà de tout ce qu'elle avait pu commettre auparavant. C'était pire qu'un meurtre. Mais c'était nécessaire, c'était son devoir et elle l'accomplirait jusqu'au bout sans ciller.
Cependant malgré toute sa résolution la lame de Noah s'arrêta à quelques centimètres de la gorge de la gamine, qui c'était d'ailleurs recroqueviller dans une pathétique tentative de préservation. La présidente tiqua en entendant la voix de Elena s'élever.

-Je suis désolée madame, mais je ne pas vous laissez lui faire ça.

Noah descendit lentement ses yeux, parcourant son bras porteur. Pourquoi donc n'avait-elle pas pu porter le coup final ? L'engourdissement qui commençait à se propager dans se bras lui fit se douter de la raison avant même que son regard n'atteigne le dard. Elena avait osé, elle lui avait tiré dessus, elle, une seconde, sa chef qui plus est. Et tout ça pour sauver une gamine first ?

Plusieurs sentiments surgirent en Noah. Le plus évident fut la colère. On venait de lui tirer dessus, certes, la présidente savait que le poison n'était pas mortel mais l'acte en lui même était très très irritants. Venait ensuite la douleur. Elle ressentait cela comme une trahison. Même si elle ne le montrait pas, elle considérait les seconds comme sa famille. Et c'était donc une soeur qui venait de la prendre pour cible. Malgré le fait que Elena soit désolée, la souffrance était tout de même présente chez la jeune femme. Ces deux chose se mêlèrent à une troisième moins naturelle. Un calme serein envahissait Noah tandis que, et elle le savait, le poison se dissolvait dans ses veines.

Enfin en dernier, caché loin dans son cœur mais présent, venait le soulagement, la compréhension et la reconnaissance. Même si elle refusait de l'admettre, elle ressentait tout cela car elle n'avait pas eu, pas pu franchir la ligne grâce à l'intervention d'Elena.

Toutefois, ces sentiments étaient profondément enfouie en Noah, trop sans doute pour qu'elle les remarque dans la situation actuelle. De plus elle avait promis et elle suivrait son chemin jusqu'au bout. Ayant pris sa décision la présidente arracha d'un geste rageur la fléchette, qui tomba sur le sol, avant de commencer à aspirer le sang et à le cracher dans un geste très peu délicat mais un efficace. Elle ne sentait presque plus son bras droit et une désagréable sensation de bien être c'était déjà répandu dans son corps. Le fait de se sucer le sang n'y changerai rien mais limiterai les dégâts. Consciente, elle avait encore une chance de faire quelque chose.

Cependant, absorbée par sa tache, Noah ne remarqua pas les mouvements de la first. Ni quand elle s'éloigna. Ni quand elle s'approcha. Et lorsque la demoiselle jugea qu'elle en avait suffisamment fait, il était déjà trop tard. La gamine s'accrocha à elle, s'enroulant presque autour de son membre blessé et de sa jambe, la faisant flancher et poser genoux à terre pour éviter de s'écraser au sol. Fermant un œil à cause de l'effort demandé pour ne pas perdre l'équilibre, le bras totalement inutilisable au point qu'elle lâcha presque son katana, le rattrapant de justesse du bout de ses doigts engourdis, Noah concentra toute sa haine pour jeter un regard brulant de froid à la first.

- Votre Majesté, je ne vous lâcherai pas tant que vous n'aurez pas lâché ce.. ce truc coupant, là!

Le ton buté de la gamine ne fit qu'exaspérer Noah en peu plus. Si ça continuait elle aller lâcher prise et s'effondrer par terre. Malgré sa piètre tentative pour contrer le poison, celui-ci avait déjà trop fait effet. Autour d'elle le monde tanguait et valser, le doux plaisir qu'elle avait d'abord ressentit avait maintenant fait place à un mal de crâne pesant, rendant le monde semblable à une gelée informe l'empêchant d'avancer et même de réfléchir.

Rassemblant ce qui lui restait de conscience, Noah tenta alors le tout pour le tout. Lâchant son sabre elle s'effondra en avant tout en pivotant pour s'écraser sur la gamine. Bien que vue la hauteur elle ne puisse lui faire grand-chose, l'idée était plus de l'immobiliser à son tour. Enfin, à peine quelques dixième de secondes après le choc, la présidente projeta de toute ses forces son poing libre dans la tête de l'enfant. Du moins tenta. Car le résultat fut un espèce de coup affreusement lent qui ressemblait plus à un tape amical sur la joue qu'à un vrai.

C'est à ce moment là que les nerfs de Noah lâchèrent. S'effondrant sur le cotés elle laissa échapper un soupir profond et résigné. Son corps refusait d'agir comme elle le voulait. Son esprit lui même était embrouillé. Elle était désarmée, incapable d'agir et même de réfléchir … C'était peine perdue.

- J'espère que tu es consciente tu prix que tu vas payer pour avoir sauver cette sale first, Elena.

Sa visite chez la chef était un peu foutue. Se présenter dans un état aussi pitoyable serait complétement idiot et futile. Autant se tirer une balle dans le genoux en se demandant si ça vous rendrai plus souple...
Nouveau soupir de la présidente. Même à terre il lui semblait que tout tournait autour d'elle, le fusil de l'infirmière était réellement impressionnant. Tournant enfin la tête elle regarda la gamine.

-Ce n'est que partie remise. Ne croise plus jamais ma route compris ?

Si elle avait put, Noah lui aurai supplié de quitter le train immédiatement. Mais bien sur elle ne pouvait pas. L'idée que la petite qui avait survécu aujourd'hui rejoigne plus tard les first combattant fit sourire Noah. Si ce jour arrivait, elle et Elena aurai une grande discussion … Si elles étaient toujours vivante bien sur …

Elle reporta de nouveau ses yeux sur Elena. Elle attendait quoi pour embarquer la gosse et partir ?
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MessageSujet: Re: Rencontre au sommet. [Noah+Alaïs+Elena] Aujourd'hui à 5:29




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