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Embuscade imprévue. [ PV Athéna P. Sélès ]

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MessageSujet: Embuscade imprévue. [ PV Athéna P. Sélès ] Dim 29 Mai - 16:25

Bruits. Sons tonitruants. Conversations. Rires et exclamations. L'ambiance était à son comble. On tapait sur les claviers, on buvait son café et on papotait. Voilà ce qu'on pouvait observer au cyber-café du Cinderella. Des gens de tout âge, habillés tous différemment. La couleur sortait de l'obscurité et agressait les iris havane d'Eirika. Dans cette partie de l'immense wagon multimédia, toute une population venait se détendre, s'instruire ou polémiquer autour des boissons que vendait le café sophistiqué. Juste au fond, un long étalage en forme de bar offrait aux consommateurs de petits sièges en cuir où quelques uns pouvaient s'assoir et déguster leur liqueur diverse. Deux barmans s'occupaient de satisfaire l'ensemble de leurs clients, impatients et intransigeants sur ce qu'ils demandaient. Tout à droite, à côté d'une grande baie vitrée était installée la chasseresse sur l'un des petits sièges du bar. Elle sirotait doucement une bière de son pays natal en réfléchissant et en examinant tout ce fourmillement humain - ou animal. Elle savait qu'au moins la moitié de tous ces gens était First Class. Cependant, ces derniers étaient beaucoup plus prudents qu'autre part : le repère des Second Class ne se situait pas loin et la méfiance restait omniprésente. Une tension discrète se faisait sentir malgré le bon tempérament général du lieu. A l'inverse d'Eirika. Elle était actuellement d'une humeur massacrante. Et cela se voyait parfaitement dans son style vestimentaire. Ses pupilles aujourd'hui couleur de bronze contrastaient avec ses interminables cheveux noirs de jais qui coulaient le long de son dos dans une cascade impeccable. La perruque était parfaitement accrochée à son crâne, comme elle avait l'habitude de le faire. Sa peau claire et ses lèvres fines ne laissaient transparaître aucune émotion. Seuls ses yeux incendiaient la salle d'un air concentré. Ses vêtements lui donnaient un air bien plus effrayant que son faciès, rehaussé par cette petite frange droite qui produisait un effet glacial à son regard. Elle portait un tailleur sombre où, derrière la belle veste, se découpait une luxueuse chemise grenat.

La jeune suédoise finit par se lever. Sa consommation terminée, elle s'apprêtait à faire un tour au QG de ses chers amis les Second Class quand elle aperçut quelque chose qu'elle désirait depuis plusieurs mois. L'une des personnes qui lui avait donné le plus de fil à retordre... Et qu'elle n'avait toujours pas réussi à attraper. La belle Athéna Prudence Sélès. Son nom lui allait comme un gant : intelligente et méfiante, elle ne se laissait jamais approcher. Enfin, à partir du moment où elle avait compris qu'Eirika ne lui voulait pas que du bien. Pourtant, la chasseresse n'avait pas cherché à l'effrayer. L'instinct de cette First Class l'avait simplement sauvée et continuait à l'empêcher d'accomplir son but insatiable. Heureusement pour elle, Eirika était elle aussi une professionnelle dans l'art de se métamorphoser. Malgré ses traits significatifs, elle restait difficile à reconnaître : arriveriez-vous à discerner, derrière une perruque et un habit inhabituel, votre compagnon le plus cher ? Sûrement après quelques longs examens, mais cela n'était pas donné à tout le monde. L'expérience lui avait aussi appris à ne jamais manquer une occasion de se venger. Dans cette histoire, sa fierté était aussi en jeu. Elle vérifia en un geste furtif si ses armes étaient bien à leur place : comme toutes ses vestes, celle-ci possédait une poche intérieure où ses deux faux diaboliques y étaient dissimulées. Confiante, elle se mit à déambuler parmi l’écrasante foule. Ses yeux étaient fixés sur sa proie. Elle ne la lâchait plus des yeux, de peur que celle-ci ne s’évapore. Ne disparaisse et ne la frustre. La chasseresse se fondit dans son environnement. Calme, mesurée, elle se frayait habilement un chemin entre tous les habitants du Cinderella. Enfin, elle fut à quelques foulées d’elles. Son cœur s’emballait. Ses muscles se contractaient. La chaleur grimpait. Le monde semblait s’arrêter. Eirika se focalisait sur une seule chose. Les sons que produisait son trophée. Le reste devint obscur et lointain. Plus rien ne comptait. Discrètement, elle sortit l’une de ses belles armes. D’un mouvement rapide et calculé, elle vint se placer juste derrière sa cible et, cachant le saï contre son bras, le pointa sur le milieu du dos d’Athéna. Juste pour qu’elle ait un contact. Qu’elle comprenne que la First Class était prise au piège. Dans son piège.


« Tu bouges d’un seul cheveux ou si tu oses ouvrir la bouche, je t’enfonce ce magnifique objet dans la colonne vertébrale, compris ? »

Son chuchotement trahissait son émotion. Ce n’était ni de la colère, ni de l’envie que l’on ressentait dans cette voix. Mais plutôt de l’excitation pure. Cependant, la jeune femme gardait son calme. Il ne fallait surtout pas se précipiter. Jamais. La patience était l’arme ultime du chasseur : le reste n’avait pas d’importance. Etant donné sa position face au reste de la pièce, il ne fallait surtout pas qu’elle se fasse remarquer. Eirika se colla donc à sa victime et posa sa main droite sur l’épaule homologue d’Athéna. Son autre bras était dissimulé, comme si elle l’enlaçait, et put donc lui chuchoter à nouveau à l’oreille.

« Comme on se retrouve, jolie déesse… Le monde entier nous observe. Comptes-tu déclarer la guerre au reste des habitants du Cinderella en me dévoilant ta force extraordinaire ? »


La chasseresse se sentait puissante. L’excitation et la violence qui faisaient rage dans son cœur commençaient à l’aveugler. Elle accentua la pression de son arme contre la métamorphe et ricana discrètement. Oh, la journée n’avait pas si mal commencé, finalement…


[ hop hop hop, ce n’est que le début et je te mets dans une situation franchement difficile, je l’avoue… Mais tension contre tension, je pense qu’il est facile de me remettre dans une position délicate xD ]
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MessageSujet: Re: Embuscade imprévue. [ PV Athéna P. Sélès ] Mer 1 Juin - 9:24

    Un cappuccino. La meilleur des boissons chaudes, juste avant le chocolat chaud. Athéna était assise à une table, au milieu de la foule dense qui se mouvait à toutes heures de la journée dans le Cybercafé. Devant elle, une tasse fumante était posée, et une crème généreuse manquait d'en déborder. En dessous de cette crème blanche saupoudré d'un peu de chocolat amer, il y avait un liquide d'un marron profond. Il n'était plus dans le même état que lorsque le barman le lui avait apporté : en effet, la belle brune avait rajouté deux sucres depuis. Toujours rajouter deux sucres. Toujours. Et maintenant, elle touillait rêveusement sa boisson, en pensant à mille choses différentes. La première était que cet endroit était vraiment trop surpeuplé. La seconde était qu'elle serait beaucoup mieux sur le toit. La troisième était qu'il ferait aussi très froid sur le toit, car le temps était couvert. Il y en avait une quatrième. Cette dernière était que dans des endroits comme celui-ci, il arrivait toujours un évènement inattendu. Qui pouvait être bon comme horrible. A ce moment, elle ne savait pas qu'elle avait complètement raison.

    En effet, à quelques mètres de là, quelqu'un l'avait repérée. Il s'agissait d'une jeune femme, une 2nd Class, qu'elle connaissait depuis quelques mois déjà. C'était une chasseuse. Et Athéna, bien que ça ne lui plut vraiment pas, était la proie. Depuis leur première rencontre, où seul son instinct bien entrainé lui avait permis de rester en vie, Eirika n'avait de cesse de la pourchasser. Son but était bien évidement de la tuer. Quant à elle, Athéna ne savait pas très bien ce qu'elle voulait. Il fallait bien sûr qu'elle se débarrasse de cette importune. Par la force bien sûr, parce qu'avec des psychopathes pareils, rien d'autre ne marchait. Mais fallait-il qu'elle prévienne les autres 1st Class, qui viendrait certainement lui donner un coup de main ? Ou fallait-il qu'elle se débrouille seule ? Plus les rencontres avec Eirika s'accumulait, plus Athéna penchait pour la première solution. Que pouvait une loutre seule face à une démente armée ? Pas grand-chose. Si ce n'est la fuite. Et faire tourner en bourrique son ennemie, aussi. Ce qui pouvait s'avérer très comique, parfois.

    Athéna ne pensait vraiment pas tomber sur la jeune suédoise ce jour-là. Elle n'en avait vraiment pas envie. Sa nuit avait été courte et son sommeil agité, et elle était d'une humeur exécrable. Elle ne laisserait pas la tueuse faire ce qu'elle voudrait d'elle. Oh non. Alors, quand elle sentit un objet métallique froid contre son dos, et une voix horriblement familière susurrer à son oreille, la jeune femme de ne démonta pas. Si elle avait peur, Athéna n'en laissait rien paraitre. Peut-être justement parce qu'elle n'avait pas peur. Effectivement, elle se fichait bien de mourir ou non. Sa vie, même si elle commençait à s'arranger grâce à certaines personnes (Athéna pensait notamment à Alaïs et Weena), elle n'était pas pour autant devenue une accro de la vie. En revanche, après avoir endurer tellement de souffrances physiques dans son enfance et son adolescence, Athéna avait une peur incontrôlable de souffrir à nouveau. Cela ne s'était encore jamais produit, mais elle sentait qu'Eirika était plutôt du genre à faire durer le plaisir. C'est la seule chose qui retint Athéna d'attirer l'attention sur elles.

    La jeune femme décida donc de se comporter tout à fait naturellement. Très droite à cause de la chasseuse derrière elle, elle tendit quand même le bras vers sa tasse pour la porter à ses lèvres. Elle la but entièrement, à petites gorgées. Puis elle la reposa sur sa sous-tasse, ou, si ce n'était pas le bon mot, sur n'importe quel machin ressemblant à un truc qu'on met sous une tasse, qui est généralement assorti à ladite tasse, qui se casse facilement et qui, selon Athéna, est parfaitement inutile. Jusqu'ici elle n'avait pas encore dit un mot à Eirika. Mais elle rompit quand même le silence, malgré les mises en garde de la 2nd Class :

    -Je pense que me trucider dans un lieu pareil n'est pas une bonne idée. Ca grouille de 1st comme de 2nd. Tu vas déclencher une guerre.

    En disant cela, Athéna réalisa qu'elle n'avait pas saisit le sens des dernières paroles d'Eirika. "Comptes-tu déclarer la guerre au reste des habitants du Cinderella en me dévoilant ta force extraordinaire ?"... Qu'avait-elle voulu dire par là ? Elle se payait sans doute sa tête en parlant de force extraordinaire, mais pourquoi parler d'une guerre contre tous ? Elle, seule contre le reste des personnes du Cinderella. Impossible, bien sûr. Les 1st Class seront toujours avec elle. Même ceux qui ne l'aiment pas ou ne la connaissent même pas. C'est logique. Un 1st n'aidera jamais un 2nd, pour quelque raison que ce soit.
    Mais bon. Considérant que la suédoise n'avait pas toute sa tête, Athéna décida de passer outre ce détail. Il y avait actuellement plus important, à savoir se tirer de ce piège. Cela n'allait pas être chose aisée, mais Athéna avait déjà sa petite idée... Un endroit noir de monde, une traqueuse très sûre d'elle... Un petit effet de surprise bien avantageux... Athéna commença à échafauder son plan, repérant les sorties, les cachettes, les coins les plus bondés. Hum. Ca pouvait marcher.
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MessageSujet: Re: Embuscade imprévue. [ PV Athéna P. Sélès ] Mar 7 Juin - 12:37

Ce matin, la lumière du soleil avait réveillé la nordique de ses rayons incendiaires. Elle n’avait pas l’habitude d’une chaleur aussi intense sur son visage : rares étaient les jours où elle se levait plus tard que le soleil. La jeune femme n’aimait pas dormir. C’était une perte de temps, et un instant de fragilité bien trop long. C’était cette inattention face à la fuite de ces instants qui la mit dans une humeur noire. L’instinct démoniaque qui l’animait restait endormi derrière ces heures de sommeil en plus, ce qui ne l’arrangeait pas du tout. L’idée d’aller boire une bière lui était alors venue, histoire de se rafraîchir les entrailles et de continuer son dur labeur d’exterminateur professionnel. Il est vrai qu’au bout d’un petit quart d’heure, sa vivacité naturelle revint au galop, apportant avec elle une terrible envie de se défouler sur quelque chose. Ou quelqu’un. Bien entendu. Il n’y aurait plus d’intérêt dans le cas contraire, n’est-ce pas ?

Sa rencontre inattendue avec la proie qu’elle recherchait le plus était comme un don du Ciel – même si pour elle, la religion n’était pas quelque chose qu’elle côtoyait franchement. Cependant, par instants, elle avait réellement l’impression qu’un Dieu lui servait de magnifiques cadeaux sur un plateau d’argent. Peut-être que l’Être Créateur aimait les tueurs. A moins que ce ne soit son alter-égo maléfique. Ou qu’Eirika ne cherche qu’à éviter la question du hasard et des coïncidences. Néanmoins, toutes ces interrogations n’avaient aucune importance sur le moment : tout ce qu’il fallait faire, c’était réfléchir sur ce qui allait se passer. Anticiper les mouvements de l’adversaire et les contrer. Analyser chaque geste. Décrypter la logique pour mieux frapper. La chasseresse savait ce qu’elle faisait. Seulement, elle avait beaucoup de mal à contenir ses envies face à Athéna, qui était sa source principale de frustration : quand quelqu’un lui filait être les doigts, cela engendrait une dépendance. Une Obsession. L’excitation suprême. Eirika n’arrivait toujours pas à contrôler ces passions destructrices, ce qui ne l’aiderait pas pour attraper la proie qu’elle attendait depuis maintenant si longtemps.

Toutes ces réflexions n’étaient qu’une boucle incessante qui tournait en rond dans la tête de la suédoise. Toujours les mêmes problèmes, les mêmes difficultés, les mêmes mots. Mais maintenant, il suffisait d’agir. La réaction d’Athéna fut à peu près ce à quoi elle s’attendait. Une attitude calme, qui ne trahissait pas sa posture de piégée. Pendant quelques minutes en tout cas. La jeune blonde savait que cela ne durerait pas, sachant à quel point cette First Class était agile. Malheureusement, elle ne savait pas du tout de quelle manière elle allait réussir à s’échapper. Même elle ne connaissait pas sa dérobade ; Eirika avait agi sur le feu de l’action, profitant de cette magnifique apparition pour frapper. Elle se rendait toutefois compte du nombre impressionnant d’ennemis se trouvant dans la pièce. Même si quelques personnes l’avaient reconnue, la plupart ne faisait pas attention à eux – pour l’instant. Cela lui permettait cependant de tenir son trophée à portée de main : tant qu’elles seront parmi tous ces gens, elle ne pourra pas s’enfuir sans attirer l’attention sur elle… Et déclarer cette guerre que tout le monde redoutait. L’endroit rêvé. Une vraie tuerie. Etrangement, cela n’excitait pas du tout Eirika : voir un tas de cadavres, entassés et écrasés, la dégoutait. Seuls ses trophées, tués de sa main, restaient appétissants. Enfin, surtout leur peau si reluisante.


« Justement… » Finit-elle par déclarer dans un murmure mielleux. « … Je ne cherche pas à montrer à tous ce que je compte te faire. Ce serait bien facile de créer un véritable massacre, n’est-ce pas ? » Un léger ricanement sortit alors du fond de sa gorge. Eirika caressa du bout de sa main droite la nuque de sa victime, tout en continuant d’exercer une pression constante sur son épine dorsale avec le manche de sa fourche démoniaque. La jeune suédoise allait réagir quand un évènement imprévu vint changer la donne.

« CRAC »

Le bruit du verre brisé se fit entendre jusqu’aux deux jeunes femmes. Eirika eut un léger soubresaut et se retourna vers l’origine du bruit, raffermissant sa prise sur la grecque en posant sa main sur son épaule. Elle aperçut alors deux odieux personnages : l’un deux venait de se lever, renversant son verre et la moitié des aliments présents sur sa table. L’autre, encore assis, l’observait avec son œil vitreux et loin d’être clair. Les deux hommes commencèrent à se disputer, et cela finit bien vite par des coups. Ils étaient maintenant debout et se frappaient. Deux autres énergumènes de la même espèce essayèrent de les séparer ; mais bientôt, ceux-ci vinrent augmenter la violence de cette baston d’ivrognes. Un quart de la population présente déguerpit aussitôt. Une bonne moitié observait la scène, peu impressionnée par tant de remue-ménage. Le reste essayait tant bien que mal d’arranger les choses. C’est alors que le premier fauteur de troubles se rua dans la direction des deux jeunes femmes. Eirika réagit alors par instinct : toujours accrochée à Athéna, elle se décala sur le côté. Le poivrot, emporté par sa corpulence et son manque d’équilibre dû à son alcoolémie, s’écrasa quelques mètres plus loin. A l’endroit rêvé par la chasseresse. Le débauché s’écroula contre la porte du wagon, la défonçant à moitié : la fuite était impossible.

Un gigantesque sourire vint alors éclairer le visage de la démone. La bagarre serait sûrement amusante. Maintenant, elle avait un réel argument pour se battre devant tous ces gens – enfin, réel, peut-être pas, mais suffisant pour qu’elle puisse se défouler comme elle l’avait espéré. D’un geste élégant, elle releva son arme et la plaça sur la nuque de la jeune métamorphe. Sa pointe touchait à peine sa peau.


« Quel étrange évènement que voilà, chère Trophée. Alors, vas-tu appeler au secours ? » L’ironie se dégageait clairement dans ses paroles. Comme pour appuyer celles-ci, elle se tordit dans un rire méprisant et particulièrement effrayant. Bien à elle. L’excitation prenait le dessus sur sa raison et sa patience. C’est seulement à ce moment qu’elle mit ses saïs en marche : les bruits de lutte étant son instrument, elle entama une petite danse de sa main droite, qui tenait maintenant son second saï à ondes sonores. Les mouvements fluides de son poignet finirent par créer un flot résonnant de tout ce tapage environnant. Quelques personnes furent touchées et grimacèrent. Cette première attaque ne servait que d’avertissement : sa force était minime.

Alors, l’onde rebondit et frappa de plein fouet la belle Athéna.
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MessageSujet: Re: Embuscade imprévue. [ PV Athéna P. Sélès ] Mer 8 Juin - 9:22

  • Athéna se concentrait de plus en plus, afin de parfaire quelques détails pour son plan de sortie. Il était relativement facile de semer sa poursuivante. En revanche, il serait nettement plus difficile de sortir en toute discrétion. Car sitôt son plan commencé, il faudrait faire vite. Très vite. Car sinon, elle n'y parviendrait pas. Et elle pourrait attendre des heures planquée dans le bar, comptant les minutes avant que la suédoise ne la retrouve. Parce que la jeune grecque était certaine qu'Eirika n'abandonnerait pas ses recherches. Mais dans les quelques minutes qui allaient suivre, il se passerait plusieurs évènements qui contrecarreraient les plans d'Athéna. Heureusement, d'autres feront pencher la balance en sa faveur.

    La première chose qui se passa et qui n'arrangea pas les affaires d'Athéna, ce fut cette bagarre de pauvres ivrognes. Certes, elle aurait put profiter de l'effet de surprise générale pour mettre son plan à exécution et filer en douce, mais elle fut trop stupéfiée pour y penser. La bêtise humaine n'avait décidément pas de limites, et cela dépassait son entendement. Elle-même ne serait jamais dans cet état là. Du moins pas dans un lieu publique, et elle n'irait certainement pas se battre avant quelqu'un qui n'en vaudrait certainement pas la peine. La jeune femme au bout du poignard contre son dos, elle, en valait la peine. Parce que c'était excitant. Malgré le fait qu'elle soit une proie, et que sa vie était clairement menacée, Athéna s'amusait. Filer entre les pattes de cette horrible 2nd class, encore et encore, avait quelque chose de gratifiant.

    La bataille d'ivrognes fut vite stoppée, lorsque l'un des combattants vint lourdement s'affaler sur la fragile porte de sortie, la bloquant complètement. Plusieurs personnes avaient eu le temps de sortir, mais une foule encore importante restait bloquée dans le cyber-café. Un petit groupe à la classe indéterminée commença à nettoyer les dégâts, tandis qu'un autre s'occupait des trois hommes bourrés. Le quatrième, avachi sur la porte, dut attendre un peu plus longtemps avant que quelqu'un daigne venir vers lui. Enfin, le reste des clients retourna à sa place, alla commander une nouvelle boisson, ou encore renouveler son temps pour un ordinateur.

    La jeune suédoise, après un tout petit temps d'inactivité, décida de faire une chose inédite et originale : elle utilisa son arme. Celle-ci, comme le savait déjà Athéna, avait le pouvoir d'envoyer des ondes sonores plus ou moins fortes. Cela pouvait aller du petit sifflement désagréable, au cri suraigu qui vont éclatait les tympans, très certainement. La femme-loutre n'avait heureusement jamais testé ce degré d'intensité. Et ce ne serait surement pas pour aujourd'hui. La faible onde qu'envoya la suédoise blessa légèrement les oreilles sensibles d'Athéna, qui vit là l'occasion rêvée de s'échapper : elle plaqua vivement ses mains sur ses oreilles, comme n'importe qui l'aurait fait, et se pencha tout aussi rapidement en avant. En général, quand on a mal, on se recroqueville. Bien sûr, Athie ne souffrait pas à ce point, mais c'était une bonne façon de mettre de l'espace entre le poignard et sa colonne vertébrale.

    Et puis...

    Cela lui permit enfin de faire ce qu'elle voulait faire depuis un moment déjà : elle se transforma. Une loutre se retrouva donc sur la chaise. Elle n'y resta qu'une demi-seconde, avant de bondir et de disparaître entre les jambes des clients. Elle courut aussi vite qu'elle le pouvait, slalomant entre les pieds de chaises. Il fallait qu'elle trouve une sortie. La 1st Class en avait bien repéré une, mais l'atteindre relevait presque de l'impossible.
    Le conduit d'aération. Un animal de sa taille n'aurait aucun mal à s'y faufiler. Et la loutre était un animal présentant de nombreux avantages : elle pouvait aussi bien être sur la terre ferme que dans l'eau. Oui. Mais jusqu'à présent, elle ne pouvait pas grimper au mur, continuer par le plafond, enlever la grille sans tomber, s'y glisser et s'en aller tranquillement. Athéna se trouva donc un coin où elle serait bien dissimulée, et elle commença à chercher une autre issue. Il fallait qu'elle sorte, cela devenait urgent. Et il fallait qu'elle se re-transforme. Qu'elle redevienne humaine. Parce qu'elle ne supportait pas cette forme. Elle ne la prenait que très, très rarement. Juste histoire de voir si elle était toujours capable de muter. Et la réponse était affirmative à chaque fois. Athéna en avait donc déduit qu'un 1st Class qui n'utilise pas son don ne le perdait pas pour autant. Et oui, on fait parfois des découvertes très utiles, avec la jeune grecque.

    Toujours est-il qu'elle n'en pouvait plus. Etre une loutre lui rappelait trop de mauvais souvenirs. Trop d'horreur, trop de souffrance. Les images des scientifiques lui revenaient en mémoire, ainsi que les nombreuses tortures qu'ils lui avaient fait subir. Eirika ne valait pas mieux qu'eux. Elle aussi voulait lui faire du mal. Et ça, Athéna ne l'accepterait jamais. Elle avait déjà beaucoup trop souffert. La loutre qu'elle était se dirigea alors vers le bar, où un barman rêveur y était accoudé. Athie passa derrière et là, à l’abri de tous les regards sauf de l'homme debout à côté d'elle, elle repassa sous sa forme humaine.

    Accroupie derrière le comptoir, et faisant signe au barman de se taire, elle pria de toutes ses forces pour qu'il lui obéisse. Il fallait qu'il lui laisse le temps de réfléchir. Ensuite, elle reprendrait sa forme de loutre et s'en irait. L'avantage de sa cachette était que pratiquement personne ne pouvait la voir. Sauf qu'elle ne voyait rien non plus. Et sa position était donc particulièrement contraignante pour trouver une nouvelle sortie. Se recroquevillant encore un peu plus sur elle-même, Athéna se prit à espérer de toutes ses forces que la chasseuse qui voulait la tuer n'ait pas l'idée d'aller voir le barman, pour lui poser des questions, ou le menacer... Elle n'était pas sûre que cet homme soit très fiable. Après tout, ils ne se connaissaient pas, et il n'avait aucune raison de l'aider.

    Athéna attendit donc, en réfléchissant à toute vitesse. Peut-être que pour une fois la chance lui sourirait, et qu'elle pourrait s'extirper de là sans mal... Mais il ne fallait pas trop rêver. La grecque n'avait jamais eu autant de chance, alors pourquoi cela commencerait-il maintenant ?
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MessageSujet: Re: Embuscade imprévue. [ PV Athéna P. Sélès ] Mar 14 Juin - 10:38

La transformation était toujours un moment qu’Eirika appréciait énormément. L’émerveillement se lisait sans cesse dans ses yeux fauves. Cependant à l’instant où sa proie se métamorphosa en la petite loutre si agile, on ne remarquait que de l’étonnement dans les iris havane de la chasseresse. La réaction d’Athéna l’avait surprise. Elle la surprenait toujours. C’était pour cela qu’Eirika s’attachait autant à attraper cette fille : derrière son but insatiable se cachait aussi l’amour du jeu. Une proie qui se laissait faire en criant n’avait rien de plaisant. En revanche, une cible qui se débattait, réussissait à passer dans les mailles du filet, avait beaucoup plus de mérite pour la jeune femme. Plus c’était difficile, plus la récompense à la fin était gratifiante. Logique. Même pour les tueurs psychopathes, cette idée restait ancrée dans son esprit.

Les muscles fondaient. Les os se disloquaient pour en créer d’autres. La peau fine et rosée de la métamorphe se changeait en une peau épaisse et lisse de l’animal agile qui était sa nature. Le plus impressionnant restait la mutation du faciès de la First Class : voir le visage de celle-ci s’allonger en un museau noir, observer les moustaches pousser et découvrir les petits yeux noirs de cette créature fantastique la laissait toujours bouche bée. Cette transformation était d’une beauté à couper le souffle. Son but ultime ressurgissait toujours à cet instant : immortaliser le moment restait primordial. Capturer ces êtres l’était donc. Cependant, son ébahissement lui était toujours fatal quand elle ne s’y attendait pas. Elle resta pendant quelques secondes debout, sans réagir, à se remémorer les infimes instants que duraient la métamorphose. Son cerveau, tout émoustillé par cet évènement hors du commun, refusait de réfléchir correctement. Heureusement pour la chasseresse, cela ne dura qu’un court moment, et elle put se rendre bien vite compte de la fuite de sa cible.

Encore une fois. Elle avait fui. Secouant sa longue chevelure brune, elle tourna autour d’elle-même pour apercevoir où était donc passé Athéna. Eirika ne la voyait nulle part. S’agaçant de nouveau, elle serra des dents et les fit grincer. Autour d’elle, la bagarre continuait : le groupe qui s’était chargé de calmer les ivrognes essayait toujours de les arrêter, avec peine. Forcément, ces énergumènes étaient des habitués de la picole et particulièrement imposants. Difficiles pour cinq jeunes d’un mètre soixante d’intimer le respect. Quelques personnes supplémentaires vinrent les aider, tandis que les autres se remirent à leurs occupations comme si de rien n’était. La suédoise observa toute cette activité, à la recherche d’un quelconque indice qui lui permettrait de repérer la belle loutre. Depuis qu’elle était sur le Cinderella, la jeune femme avait trouvé la technique pour dénicher tous les signes susceptibles de l’aider lorsqu’elle traquait les First Class. Le cyber café lui donnait toutefois du fil à retordre. En effet, l’endroit restait occupé par beaucoup de personnes et le bazar occasionné par la dispute n’arrangeait rien.

Cela faisait plusieurs minutes qu’Eirika scrutait d’un œil froid les clients quand l’un des ivrognes se mit à crier. Il se débattit et fit tomber le garçon qui le tenait, puis se mit à tituber vers la sortie toujours bloquée : la porte était trop défoncée pour qu’on puisse l’ouvrir de l’intérieur. L’homme s’écrasa sur une table, qu’il cassa au passage. La chasseresse l’observa avec dégoût puis lança un regard vers le comptoir. Le barman n’avait pas bougé et observait la scène d’un air las. Il semblait dans un autre monde… Jusqu’à ce qu’il sursauta. Fronçant les sourcils, la chasseresse observa cette étrange réaction. Le serveur baissa la tête, comme s’il observait quelque chose, puis s’agita pour aller aider le groupe de personnes qui tentaient de calmer le jeu. Quelqu’un interpella la jeune femme. D’un œil méchant, elle lui montra son arme et se mit à déambuler à travers les tables. Elle regardait partout : sous les chaises, derrière les sacs, au revers des ombres humaines… Et finit par s’approcher du bar.

Le capharnaüm s’intensifiait à mesure que le temps passait. De plus en plus de monde essayait de calmer le jeu. Quelques personnes s’étaient même mises à se plaindre auprès du jeune barman qui venait de rejoindre le mouvement. Cependant, Eirika n’entendait plus rien. Elle cherchait toujours des signes. Les indices qui lui permettraient de dénicher sa proie. Elle n’avait pas pu s’enfuir en dehors de la pièce. Elle était donc toujours ici, à l’affut du moindre évènement qui lui permettrait de trouver une échappatoire. Le temps était compté avant que l’on arrive à ouvrir la porte. Ah, il y avait même deux personnes qui cognaient à l’extérieur. Bientôt, on essaierait de l’ouvrir. La chasseresse finit par s’accouder au comptoir, observant l’étagère remplie de bouteilles, placée juste en face d’elle. Elle tiqua alors violemment et se pencha en avant pour observer de l’autre côté. Pourquoi n’y avait-elle pas pensé plus tôt ?


« HA ! »


Cri de victoire. Elle venait de la trouver. Cachée juste derrière le comptoir. Voilà pourquoi le steward avait sursauté. Eirika rejeta sa tête en arrière et ricana brusquement. Ce fut le geste de trop. Elle se rendit compte bien trop tard que cela permettrait à sa victime de s’échapper. S’arrêtant brusquement, la Second Class poussa un léger grondement et sortit sa deuxième arme de sa cachette. D’un geste ample et gracieux, elle entama une nouvelle danse rythmique pour attirer les ondes dans ses saïs enchantés.

« Tu ne m’échapperas pas ! »

Son cri se résonna tout autour d’elle. Sa danse accomplie, l’onde sonore frappa le comptoir dans un élan destructeur. La vitre de l’étagère et une dizaine de bouteilles explosèrent sous l’impact du son déchirant. Derrière elle, la jeune femme entendit quelques protestations supplémentaires et sentit le regard curieux de la plupart d’entre eux. Les dents de nouveau serrées, elle résista au sifflement de ses oreilles. Oui, le seul inconvénient de ces armes enchanteresses était qu’elle y était aussi sensible. Beaucoup moins, mais elle l’était quand même. Elle fit alors le tour du présentoir, sans se préoccuper de la présence des deux clans dans la salle. Plus rien n’avait d’importance. Sauf elle.
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Embuscade imprévue. [ PV Athéna P. Sélès ]

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