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Hysteria | PV |

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MessageSujet: Hysteria | PV | Jeu 2 Juin - 5:26

Blondie & BG ♥
CRÉDIT - CSS

'Cause I want it now I want it now
Give me your heart and your soul
And I'm breaking out I'm breaking out
Last chance to lose control


*

« - NON ! Pitié ! Ayez pitié ! S'il vous plaît !
- La pitié. C'est pour les faibles. »

Non. La Blonde, elle n'avait pas répondu cela. Elle n'avait pas parlé. Tout du moins, il ne l'avait pas entendu. Mais c'est ce qu'il avait imaginé qu'une femme pareille puisse répondre.

*

  • Épargnons les détails chiants du réveil et de toute la mascarade qu'il s'ensuit. A priori, à cette heure-là, la journée semblait commencer banalement et elle se déroulerait normalement, sans encombres. Mais en fait, Andrew Samuels allait être témoin d'une scène plus qu'intéressante.

    Tout comme les autres passagers, il avait pris ses petites habitudes, il avait ses petites affaires... bref, il avait pris ses marques, en termes animaliers. Ici, à bord du Cinderella, c'était vraiment la jungle. Surtout depuis que les Second affluaient, au goût d'Andy, de plus en plus souvent. Ils rappliquaient comme des mouches capables de sentir de la merde à des kilomètres à la ronde. C'en était presque grave. Depuis, certains animaux se mettaient à prier. C'est pourquoi ils allaient à la Chapelle. Était-ce le cas d'Andrew Samuels ? Allait-il dans ce lieu pour prier ? Grand Dieu, non !! Ce gars, il était athée comme un âne bâté.

    Qu'on se le dise et qu'on le précise : le Cinderella n'en restait pas moins l'endroit le plus sûr pour les mi-hommes et mi-femmes. Mais c'était juste devenu un mini-monde. Vous voyez le genre ? Il doit y avoir des guerres partout, pour la survie d'un monde. Et là, c'était le cas, puis c'était devenu un monde. Miniature, certes, mais un monde tout de même. Avec ses propres lois, ses propres règles, sa propre organisation et sa propre gouverne. Il était tout de même gouverné d'une manière un peu spéciale, mais il l'était tout de même.

    Et voilà que les faibles se mettaient à prier pour ne pas tomber sur des Second et se faire arracher la tête. Mais inutile de prier, mon gars, si tu te fais buter, c'est ta faute, ton problème et ta responsabilité ! Et aucunement celle d'un Dieu !!

    Plus sérieusement, pourquoi se rendre au Temple et à la Chapelle ? Pour boire, quelle question !! Parce que, malgré tout, c'était l'endroit le plus calme et le moins fréquenté, puisque religieux. Et ce jour-là, justement, Andrew avait droit à une de ces scènes qui fait tant pitié : un First était en train de prier. C'était sûrement un First, puisqu'avec leur tempérament, les Second ne priaient pas. Ils étaient là pour tuer, alors il aurait été tout de même un peu comique qu'ils prient.

    Perdu dans ses pensées, bien caché au fond de la Chapelle, Andrew s'imaginait toutes les paroles sordides que ce gars étaient en train de chuchoter, tout en sirotant sa bière. Il ne l'entendait pas, mais il savait très bien tout ce qu'il disait. Puis, la porte de la Chapelle s'ouvrit dans un grand fracas. Caché dans son petit coin reculé et drôlement sombre, Andrew n'avait pas peur, mais il voulait juste la paix. Et quand il entendit ce grand fracas, il se dit qu'il avait bien eu raison. Ce bruit, c'était en fait la détonation d'une grande baston. Une baston qui finirait par la mort de quelqu'un. Un First et un Second allait se battre ici. Et l'issue du combat était toute tracée. Y'a pas photo : entre un crétin qui prie Dieu de ne pas mourir et quelqu'un qui défonce une porte, qui n'a aucune connaissance de Dieu et de toutes ces conneries et qui est là pour tuer...

    Alors, qui allait crever ?


    La First Class. C'était quand même de drôle de rigolos ces animaux ! Oui, Andrew, dans sa vie, en avait déjà défendu un. Mais c'était pour la bonne cause. C'était pas un crétin qui priait. De plus, il n'en avait rien à foutre. Pour lui, c'était la loi de la nature. S'il n'était pas assez fort pour se défendre, qu'il crève. Un point c'est tout. Et puis se battre... c'était trop chiant pour lui. Il fallait utiliser beaucoup trop d'efforts. Efforts qu'il était capable de fournir. Mais trop flemmard. Oui, il l'aimait bien son petit coin sombre, sur son banc, avec sa petite bière, il était tranquille. En plus, il pourrait observer un combat, étudier la scène. Ceci allait être très instructif pour lui.

    Mais bien vite. Il fut déboussolé. Luana. Une blonde, aux yeux verts. Elle s’avança à pas francs et décidés. Elle avait le regard meurtrier, oui. Oh, elle voulait du sang et ça se voyait. Elle voulait déchiqueter de la chaire animale. C'est à peine si on ne voyait pas son envie de bouffer tout cru l'être qu'elle allait buter, ici, dans la maison de Dieu, sous les yeux du Seigneur tout Puissant.

    Déstabilisé. Elle ressemblait vraiment, étrangement, étonnamment, follement, à Luana. Pétrifié, il la fixait, il la dévorait des yeux. Il utilisa sa vue d'aigle pour cela, même. C'était grave. Avec sa vue sur-développée, il rendit compte que ça n'était pas elle. Andy se détendit un peu... mais tout cela ne le rassurait pas pour autant.

    Le Second n'avait pas bougé. Il l'attendait. Elle avançait. Elle serra ses poings. Là, Andy remarqua qu'elle était dotée de poings obsidiennes. Effectivement, elle portait des gantelets noirs. Andrew n'en connaissait que le nom et l'aspect. Mais il n'en connaissait pas les détails, ni ce qu'ils étaient capables de faire. Logiquement, décupler la force et envoyer des pétées avec les poings ! Avec ce genre d'attaque, elle avait besoin d'être tout près de son adversaire. C'est pourquoi elle fonça et le premier coup de poing qu'elle donna envoya le Second s’aplatir comme une crêpe sur le mur.

    Il se transforma. C'était un Ours Blanc. Ca allait être moche. Oh, non, pas pour la demoiselle. Mais pour l'ours. Si au moins ça avait été un rapace, comme lui, il aurait pu voler, se cacher, et attaquer par surprise. Mais là, il était obligé d'attaquer au corps-à-corps. Ou alors, de prendre des meubles et de lui envoyer sur la gueule. Dans le premier cas, elle allait lui défoncer le bide et le crâne. Dans le deuxième, elle allait défoncer le meuble au vol et elle foncerait sur lui pour lui défoncer le bide et le crâne. Puisque l'issue était la même, inutile de détailler. L'ours était à Terre, mort, avec le crâne fendu en deux. Et elle, la Blonde, elle était tournée de dos à la porte, donc tournée de dos à Andy et fixait son oeuvre.

    Alors, gentiment, le banc sur lequel était assis Andy grinça. Elle réagit tout de suite... elle avait des réflexes de dingues ! Elle se retourna. Il se mit à applaudir et elle fusilla du regard le coin sombre d'où ces applaudissements provenaient. Il se leva, pris ses bières et s'engagea dans l'allée principale à pas lents. Ce même couloir dégagé que Mademoiselle avait emprunté pour aller buter le monstre d'animal. Elle se méfiait. Elle resserra bien vite ses poings.

    Une fois assez près d'elle, il gardait de la distance tout de même au cas où, il s'arrêta. Il était là, face à elle, à trois mètres précisément. Un aigle sait très bien mesurer les distances. En l’occurrence, c'était la distance parfaite. Il savait qu'elle n'attaquerait pas. Elle se dirait que puisque qu'il n'a pas défendu l'animal, il était forcément de son côté. Mais en ces yeux verts, Andrew n'avait pas confiance. Alors il maintenait une distance parfaite pour l'échappatoire. Il n'avait pas peur, il se défendrait en cas de bagarre. Il n'avait juste pas confiance.

    Et puis, il fit un geste, il sentit la crispation de la Demoiselle.
    « Tu dois être assoiffée, n'est-ce pas ? »

    Il lui tendit une de ses deux bières, simplement.


Dernière édition par Andrew Samuels le Sam 1 Oct - 19:42, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Hysteria | PV | Sam 4 Juin - 13:00

    La justice est une illusion.

    Oh que oui s’en était une. Et une belle. Comment peut-on réclamer la justice, alors que l’homme ne désire que vengeance ? Drathir, n’avait jamais cru en la justice, pas une seule fois. Alors elle a apprit à faire la justice elle même, à sa façon. De toute manière, il n’y avait jamais personne de satisfait, alors autant procéder comme on le désire, non ? En tout cas c’est ce que la blonde avait finit par faire. Comme en cet instant précis, où elle patientait, adossée contre un mur, attentive à tout, ses prunelles vertes fixant le décor qui l’entourait. Elle était la chasseuse, l’avait toujours été, et aujourd'hui encore, elle guettait sa proie, tranquillement cachée dans l’ombre. Sur le coup, elle avait été méticuleuse, s’était renseignée pour savoir où passerait ce crétin de first qui avait osé l’aborder. Cet idiot avait décidé de mentir, de faire croire qu’il était un chasseur depuis longtemps, qu’il vivait à bord du Cinderella depuis près de 8 ans. Or elle n’était pas dupe, elle ne l’avait jamais vue auprès des autres. Bref, elle avait donc bien compris qu’il était une de ces immondes bêtes. Il n’était donc pas compliqué de se contenter d’attendre ici. Et ce fut un sourire aux lèvres qu’elle accueillit le jeune homme. Ce dernier, sous forme humaine, marchait tranquillement. Inconscient. Ou juste suicidaire, qui sait. Quoi qu’il en soit la jeune femme n’avait pas de temps à perdre, elle tuerait cette bête le plus vite possible. Sans provocation, pour une fois.

    Elle attendit encore quelque secondes, observant le first pénétrer dans la chapelle. Elle sourit. Les dieux … une belle illusion également. Mais peu importe. C’était à son tour de jouer, et ce fut pour cela qu’elle pénétra à son tour dans le bâtiment, en faisant un peu plus de bruit. Ouvrant la porte d’un simple – mais violent – coup de pied, elle observa alors l’homme qui s’était retourné. Effrayé. Bordel, pourquoi était-elle incapable de trouver un adversaire à sa taille ? Pourquoi les animaux qu’elle traquait n’étaient tous que des chiens effrayés. Le jeu, la chasse, en perdait tout son intérêt. Elle savait donc parfaitement comment ce combat se finirait, cependant elle ignorait totalement quelle forme animal son adversaire pouvait adopter, mais elle le sut bien vite quand un ours blanc fit son apparition devant elle. Le chanceux, c’était un bel animal ça, bien plus glorifiant qu’un cochon ou qu’un simple écureuil – bien que ces derniers soient mignon au possible – mais la blonde n’hésita pas. Ne donnant pas à l’animal l’occasion de lui arracher un bras, le poing fermé de la jeune femme s’abattit sur le cou de l’animal. Un coup incroyablement puissant. Et oui, c’était là toute l’efficacité de ses gantelets, noir, fin. Elle les avait bien évidemment enfilés – on ne se débarrasse jamais de son arme, surtout quand on y tient – avant de venir ici. Quoi qu’il en soit le second poing suivit de près le premier, s’abattant ainsi sur la nuque à découverte de l’animal qui, malgré le premier assaut, avait tenté de lui bouffer entièrement la main. Connard. Fort heureusement pour elle il n’en eut pas le temps, la demoiselle lui ayant bien vite asséné un coup brutal, avant de lui fendre le crâne avec tout autant de violence. Et voila, un de moins…. C’était pas trop tôt d’ailleurs, car entre les nuits incroyablement calme et les animaux qui lui échappaient parfois, Drathir estimait que cela faisait trop longtemps qu’elle n’avait pas eu l’occasion de se défouler sur un first class.

    Et elle s’apprêtait à partir, tout simplement. Les 1st class faisaient ce qu’ils voulaient de leur cadavre, et pouvaient même le bouffer si ça leur faisait plaisir, peu importait à la belle. Pour elle, laisser ainsi le cadavre était tout simplement un moyen de faire passer un message, de toute manière il n’y avait plus besoin de se cacher. Les hommes aux gènes d’animaux savaient parfaitement que des chasseurs étaient présents dans le train avec l’intention de les tuer. Et les chasseurs savaient parfaitement que ces bêtes les tueraient à la moindre occasion. C’était donc une véritable guerre et Drathir ne voyait pas qui aurait le moyen de la stopper. Trop de sang avait déjà coulé, trop de haine déversée, trop de paroles crachées sur un ton amer et rempli de haine. Encore une fois, l’homme ne connaissait qu’un seul mot : Vengeance. Mais revenons à nos moutons, alors que la belle s’apprêtait à s’éloigner, ce fut une autre présence qui attira son attention. Ou plutôt ce fut le bruit infime d’un grincement qui la tira de sa rêverie. Se retournant dans un geste brusque, les mouvements d’un chasseur encore à l’affut du danger, elle dut retenir un grondement en entendant des applaudissements. Elle n’aimait pas les spectateurs, ne les avait jamais aimé. Elle faisait son boulot, point barre, et si d’autres s’extasiaient devant, ils avaient qu’a s’entraîner un peu plus pour arriver au même niveau qu’elle.

    Et, plus que tout, elle ne l’aimait pas lui. Pour la simple et bonne raison que quand l’inconnu sortit de l’ombre, elle croisa son regard. Il ne lui plaisait pas. Elle retrouvait dans ces yeux cette même curiosité malsaine qui habitait son propre regard, cette même méfiance, ce même besoin de tout contrôler et de comprendre en un claquement de doigt la personne qu’on avait en face. Il était méfiant, calculateur et de ce fait probablement intelligent. Et cela ne lui plaisait pas non. Car à ses yeux, chaque personne dans ce train était un ennemi potentiel. On ne peut avoir confiance qu’en soi même. Et évidemment la blonde se posa bien vite la question existentielle du moment : Etait-il un de ces animaux ? Au premier abord elle dirait non, sinon il aurait défendu son copain. La solidarité des first class était bien plus forte que la solidarité entre chasseurs. Or, de son côté, elle était loyale aux chasseurs et aurait sans aucun doute défendu l’un des siens. Il ne l’avait pas fait… mais le doute persistait.
    On ne peut avoir confiance en personne.
    Ce fut l’ombre d’un sourire amusé aux lèvres, qu’elle observa le jeune homme conserver une distance de sécurité respectable. Pourtant elle ne lisait pas une seule once de peur dans ces prunelles … des prunelles à la couleur bien étrange, un mélange de gris et de vert.

    Il fit alors un geste, ce qui suffit à la crisper légèrement, dans une position de défense absolument parfaite. Mais elle se détendit bien vite – du moins en apparence – quand l’inconnu se contenta de lui tendre une bière, tout en lui disant qu’elle devait probablement être assoiffée. Ce qui n’était pas faux. Une bière après un combat – bien que celui-ci fut rapide – n’était jamais de refus. Ce fut sans l’once d’une hésitation qu’elle s’empara de la boisson, elle n’avait même pas réfléchie, elle pouvait presque passer pour une fille trop naïve. Mais il n’en était rien, elle avait juste appris à se méfier des bonnes choses. En outre une simple boisson n’était pas dangereuse, contrairement à celui qui lui avait donné cette même boisson. Le remerciant d’un simple signe de tête, elle dégusta une première gorgée avant de jeter un coup d’œil aux diverses statues de la chapelle. Que des allusions à dieu, bien évidemment. Ce fut donc la voix teintée d’ironie – comme d’habitude en fait – que la blonde demanda, jetant un coup d’œil à son interlocuteur du soir.


    « Et toi tu fêtes quoi ? La 51ème résurrection inexpliquée du petit Jesus ? »

    Cela l’avait toujours fait rire. Dire que des gens allaient à la messe pour écouter un discours ennuyant au possible, avant de bouffer un truc dégueulasse, tout en regardant les prêtes picoler un peu en prétextant que le vin était le « sang de jésus ». Pour ça part, elle n’y avait jamais cru. Elle était beaucoup trop terre à terre pour ça, de ce fait elle n’avait aucune croyance particulière. Ce qui lui convenait très bien. Mais les pensées de la belle se tournèrent de nouveau pour le jeune homme. Avec toujours cette même question qui revenait en boucle : dans quel camp était-il ? Elle n’avait évidemment aucun moyen de le savoir sauf si… sauf si elle posait la même question qu’elle avait posé à l’ours blanc qui gisait désormais à terre. Et elle ne se gêna pas pour le faire, guettant sa réaction. Sans prendre la peine de se faire discrète. Elle étudiait absolument tout, le moindre frémissement, le moindre clignement d’œil, le moindre tic. Elle analysait absolument tout. Comme se doit de le faire tout chasseur digne de ce nom. Après tout s’il était là depuis longtemps alors il n’était pas chasseur, car elle l’aurait au moins connu de vue. Or il ne lui disait rien.

    « Je crois que je t'ai déjà croisé, t’es dans ce train depuis longtemps ? »

    Dis moi oui.
    Et je te tue sur le champ.
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MessageSujet: Re: Hysteria | PV | Dim 5 Juin - 12:33

She belived hard that
he was that he wasn't.


    Inattendue. Voilà ce qu'était la réaction de cette jeune femme. Et Dieu sait combien il aimait ça. Derrière ses belles prunelles vertes, elle pouvait tout se permettre. Elle pouvait toiser le monde du haut de ses talons, elle avait l'impression de tous les écraser. Tous ces petits cons et ces petites connes. Elle pouvait bouder, qu'elle obtiendrait tout ce qu'elle voudrait. Elle pouvait pleurer, qu'on la prendrait en pitié. Elle pouvait rire, qu'on serait heureux avec elle. Elle pouvait trembler, qu'on aurait peur pour elle. Elle pouvait crier, qu'on irait se cacher de peur. Le caméléon, c'est le nom exact de cette créature qui se trouvait en face de lui. Et... la pauvre, elle ne savait même ce qu'elle était. Ma belle, tu es le pire des animal : l'être humain pur. Elle pouvait tout, mais elle ne voulait rien. Dans sa tête, tout était clair : un seul objectif. Pourquoi les gens qui ont le monde à leur pieds ne semblent pas le remarquer et veulent soit plus, soit autre chose ? C'est à n'y rien comprendre, ce monde de malade !!

    Inattendue. Parce que. Andy. S'attendait. À. Ce. Qu'elle. L'envoi. Bouler.
    Il n'en était rien.

    De manière réticente et défensive, elle saisit la bière. Gentil liquide, souvent transparent, qui a bon goût et qui semble rendre le monde joli et tout beau. Mais pourtant, c'était le pire des cauchemars qu'il créait, ce putain d'alcool. Et elle. Elle voulait boire après s'être durement battue. Pourquoi ? Pour oublier ou pour savourer ? Vous savez ce qu'on dit : souvent, la distance entre deux extrêmes est si maigre... qu'elle n'existe plus !

    Oublier. Que voulait-elle oublier ? Une douleur, forcément ? Forcément créée par un First, alors ! Forcément... et qu'est-ce qu'il s'en foutait, Andy. Son esprit de déduction imparable s'arrêta deux secondes et il lâcha un rot. La bière... !
    Oui... on pouvait définitivement l'apparenter à un crétin, au premier abord. Mais tiens ! Elle avait parlé, au fait ! Elle avait fait une petite blagounette sur Jésus. Trop mort de rire. On repassera pour l'humour. Et puis...

    « Je crois que je t'ai déjà croisé, t’es dans ce train depuis longtemps ? »

    Ca, c'était la partie innocente de sa personne. Extérieurement, elle faisait semblant que tout roulait sur des roulettes pour elle. Mais intérieurement, elle calculait chaque détail et chaque question. Si Andrew Samuels répondait de manière erronée à cette question, il se recevrait vite fait bien fait un poing obsidienne dans la tronche et il n'aurait rien compris. Mais si Andrew Samuels répondait de manière erronée à cette question.. ça ne serait plus Andrew Samuels !

    Ainsi. Elle l'évaluait pour savoir s'il était First ou Second. Si elle pouvait avoir confiance en lui ou pas... non ! En fait. Elle ne jugeait pas ça et n'aurait confiance en personne d'autre qu'en sa propre personne. Vraiment.. quelqu'un qui se rapprochait à ce point de sa propre façon de penser, ça lui faisait plisser les sourcils. Il n'aimait pas ça du tout.

    Déjà sa ressemblance avec Ana. C'était quoi ce bordel ? D'où elle sortait, celle-là et pourquoi ?
    En plus... elle était trop jeune pour poser des questions pareilles, cette jeunette ! Le beau brun frôlait la trentaine et elle... quoi ? La vingtaine à tout casser ! Non, vraiment, elle n'était pas en position d'ouvrir sa bouche ! Pour être poli.

    « Oh moi.... je suis ici depuis tellement longtemps. Jadis... j'étais un gentil petit berger. Je vivais au pied de la plus grande colline verte que ce monde ait jamais connu... je m'occupais sagement de mes petits moutons... »

    C'est ainsi qu'Andy commença un petit monologue. Sur un ton vraiment sérieux, prenant et d'une voix grave. Il maintenait le suspense tout au long de son discours. Puis, il s'approcha enfin de sa proie. C'était elle, l'animal. Il se carra en face d'elle... nom d'un chien, qu'est-ce qu'elle était petite... et nom d'un chien, il y a quand même beaucoup de termes animaliers dans ce récit ! Il faisait bien vingt centimètres de plus et devait se courber au-dessus de la petite blonde pour atteindre son visage.

    « ... mais ils se sont égarés, dans le train des rêves. Alors... je suis à leur recherche. »

    Plus il parlait, plus il se rapprochait et plus les souffles s’entremêlaient. Jusqu'à ce qu'il soit à deux centimètres de son visage. Là, il lança un sourire narquois, avant que son énoncé n'atteigne son apogée.

    « Les aurais-tu vues, jeune brebis égarée ? »

    Traiter de brebis cette jeune femme devait sûrement être la pire insulte. Andrew aurait pu lui lancer les pires horreurs du monde, qu'elle n'en aurait rien eu à faire. Mais, la traiter d'animal directement, il savait que ça serait différent, aux yeux de cette fillette. Bon, d'accord, Andrew avait un peu abusé et elle n'était sûrement pas aussi jeune que ça... mais ça donnait tout le charme et toute la provocation, surtout !

    Un petit rire narquois s'échappa de la part de l'anglais et il s'éloigna enfin. Il lui tourna le dos. Avec ses réflexes, autant dire qu'il pourrait réagir assez vite et que les dégâts seraient moindres si elle l'attaquait dans le dos. Il fit trois pas, avant de relever un banc qui avait été renversé durant la baston par cette demoiselle. Il y posa ses fesses et il sirotait tranquillement sa bière.

    « Ne pose pas des questions dont les réponses te dépassent largement, Blondie ! »

    Il ne lui donnerait rien. Pas même un traite mot qui puisse la mettre sur la bonne voie.
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MessageSujet: Re: Hysteria | PV | Dim 5 Juin - 13:42

    Il ne lui offrirait aucune réponse. Ou du moins il ne lui offrirait aucune réponse facile, jamais elle n’entendrait un simple oui même un non catégorique. Il se jouerait d’elle, jusqu’au bout. Que voulait-il lui prouver ? Ou plutôt… que voulait-il se prouver ? Qu’il lui était supérieur, dans tous les domaines ? Ou peut être n’étais ce qu’un jeu à ses yeux. Un jeu dangereux, et il en avait parfaitement conscience. Alors soit, elle jouerait avec lui. Tout en veillant à conserver ses propres règles, tout en veillant à tricher s’il le fallait car dans son monde à elle, tout était permis. Absolument tout. Mais voila donc que le brun entamait un monologue, une histoire innocente. Aussi innocente que la question qu’elle lui avait posé, et c’est cela qui l’agaça. Pourquoi était-il comme elle ? Pourquoi devait-il réagir de la même façon. Cela faisait de lui un ennemi plus dangereux encore, car dieu sait à quel point la blonde était imprévisible. De ce fait, le jeune homme l’était probablement aussi. Mauvais point pour elle. Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à ceux de l’interlocuteur de la belle. Ce dernier poursuivait son discours, tout en se rapprochant d’elle. En réponse à cette provocation, Drathir ne bougea pas d’un pouce, figée dans une posture droite et fière, donnant l’impression que rien ne l’atteignait. Elle n’esquissa pas non plus le moindre geste quand son visage se retrouva à quelques centimètres de celui de l’inconnu. Elle se contenta finalement de croiser les bras devant sa poitrine, pour ainsi pouvoir serrer les poings sans qu’il ne le voit. La brebis égarée se retenait de le frapper sur le champ, mais elle savait parfaitement que cela lui ferait trop plaisir. Mais au fond c’était vraiment ça, elle voulait juste l’étrangler et lui faire ravaler son rire narquois.

    Et il s’éloignait déjà, d’une démarche à la fois assurée et prudente. Et en cet instant précis, l’espace de quelques secondes ou peut être de quelques minutes, la blonde sut que les rôles venaient d’être inversés. Il était le chasseur. Celui qui guette, qui se méfie. Celui qui esquive pour mieux vous faire ravaler votre audace ensuite. Il était elle. Tout simplement. Et ce constat la frustra encore plus, bien qu’elle n’en laissa rien paraître. Car après tout c’était les règles. Il avait eu son tour, il l’avait dominé. Et maintenant c’était à elle de jouer. Ce fut pour cela qu’elle décida, après avoir finit sa bière d’une seule traite, de s’avancer pour s’arrêter juste en face de lui. Maintenant qu’il était assis, elle était plus grande mais n’en joua pas plus que ça. A ses yeux, seuls les idiots usaient de leur stature pour impressionner les autres. Elle, elle n’avait pas besoin de ça. Ce fut donc en silence qu’elle vrilla ses prunelles dans celles du brun avant de se pencher en avant, son bras reposant tranquillement sur le mur, la bouteille toujours en main, ce qui lui servait d’appui. Son autre main quand à elle, glissa le long de la jour du brun, dans une caresse infime qui mêlait la tendresse et la sauvagerie. Ses doigts glissèrent doucement jusqu’à son menton qu’elle empoigna d’une manière tout aussi délicate, le forçant à redresser la tête. Et elle murmura, tout à fait sérieuse, sur un ton tranquille. Comme si elle s’avouait vaincue. Mais même ce sentiment n’était qu’une illusion. Tellement faux.


    « Tu as raison. Peu importe tes réponses. Aucune ne m’apportera satisfaction. »

    Tout en parlant, la main de la demoiselle finit par glisser un peu plus, caressant désormais le cou du jeune homme. Et à peine le dernier mot fut-il prononcé, qu’elle empoigna avec violence la gorge de son interlocuteur. En un geste puissant – une puissance qu’elle obtenait grâce à ses gantelets noirs qu’elle n’avait nullement l’intention de retirer – elle le fit basculer sur le côté, brisant ainsi le banc et mettant ainsi le prétendu berger au sol. Dans le même mouvement elle se retrouva à califourchon sur lui et ce ne fut qu’à ce moment là que sa poigne se desserra légèrement, elle continuait à exercer une pression suffisante pour le dissuader d’esquisser le moindre geste. Sans quoi elle l’étranglerait sur le champ, ou alors elle lui briserait la nuque, afin d’aller plus vite. Lentement, à la manière d’un serpent, elle se pencha en avant, son visage de nouveau à quelques centimètres de celui du brun. Et ce fut dans un souffle doucereux qu’elle ajouta.

    « Et peu importe qui tu es car je te tuerais si tu m’offres un prétexte suffisant. Et crois moi de ce côté-là, je suis facilement satisfaite. »

    Toujours en conservant sa position, elle s’empara alors de la bière du jeune homme, avant d’en boire une gorgée juste sous son nez. Sans éprouver une quelconque gêne, ou une quelconque culpabilité. Il lui avait proposé la boisson, alors pourquoi se priver. Elle finit alors par lui rendre la bouteille, la replaçant tranquillement dans la main du brun, avant de faire rouler sa propre bière – désormais vide – au sol. Oui, le développement durable et tous ces trucs là, se sera pour une autre fois. Quoi qu’il en soit elle n’en avait pas terminé avec lui, mais elle daigna tout de même lâcher sa gorge, lentement, avant de caresser du bout des doigts les marques qu’elle avait pu laisser. Et, toujours en le fixant droit dans les yeux, elle ajouta dans un souffle, l’ombre d’un sourire narquois aux lèvres. Presque hautaine, elle affirmait nettement sa supériorité, tout en sachant parfaitement qu’il essaierait encore de tourner les évènements en sa faveur.

    « Mais si tu y tiens tant que ça mon petit berger… Ramène moi donc au pied de cette colline verte. Ou tout du moins, essaye. »

    Elle avait désormais finit, cependant elle ne bougea pas d’un pouce. Pourquoi ? Pour voir ce qu’il allait faire, pour voir si il pensait à la même chose qu’elle, pour voir si il réagirait comme elle l’aurait fait dans une telle situation. Mais jamais, je dis bien jamais, elle ne l’avait quitté des yeux.

    Je serais le serpent qui se glisse doucement dans ton lit.
    Mon poison dans tes veines deviendra une drogue.
    Cette drogue qui donnera un sens à ta vie.
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